DELTA t

DELTA t

DELTA t

octobre 2016 | Tutoriel Son

Un article d'Eric Moutot

Chapitre 2 : De la vertu du retard en prise de son

Dans l’épisode précédent, nous avons appris à débusquer les embûches que nous posent les décalages temporels dus au temps de propagation du son dans l’air, dans des cas de prise de son multi micros. Nous avons vu que pas mal de travail est en fait nécessaire avant de disposer de sons synchrones, on pourrait dire « de sons qui s’entendent entre eux », dont le mélange sera constructif. Aujourd’hui, nous allons parler de cas où les décalages entre des sons captés deviennent nos complices.

PRISE DE SON AU COUPLE STÉRÉO

La plupart d’entre nous ont déjà utilisé des couples de micros ; nous en avions d’ailleurs placé un en overhead de notre batterie lors de l’épisode précédent de ce dossier. Les couples sont aussi largement sollicités sur les pianos, les marimbas, les accordéons et bien d’autres instruments. On a tendance à les choisir dès lors que la source sonore occupe un espace étendu, pour restituer la spatialisation. On peut aussi y recourir pour capter des mouvements dans l’espace d’une ou plusieurs sources ponctuelles. Il est en fait possible d’adopter un système de prise de son au couple stéréo sur une grande diversité de sources acoustiques et électriques, en studio bien entendu, mais aussi en live. La limitation est fixée par les moyens disponibles et la capacité des techniciens à tirer profit de la configuration. Autrement dit, mieux vaut un micro mono bien utilisé qu’un couple stéréo mal mis en œuvre. La plupart des couples de prise de son stéréo sont constitués de deux micros (il existe de multiples exceptions, comme par exemple l’arbre Decca, avec ses trois capteurs). Dans ce dossier, nous ne traiterons que les couples « classiques », à deux micros.

Newsletter

Rejoignez la mailing list de SONO Mag et recevez chaque semaine les dernières News.

DANS LA RUBRIQUE SON, LIRE AUSSI...

Share This