Pop, rock et jeune public, comment appliquer le décret du 7 août ?

Pop, rock et jeune public, comment appliquer le décret du 7 août ?

Pop, rock et jeune public, comment appliquer le décret du 7 août ?

novembre 2017 | Dossier du mois

Un article de

Éric Moutot

Bellotte nous accueille au festival Foire en Scène

Pour ce premier volet de notre dossier sur la nouvelle réglementation des niveaux sonores, consacré aux festivals, nous avons souhaité partir à la rencontre de professionnels qui anticipent, réfléchissent, défrichent, afin de trouver les solutions optimales en termes de design sonore et de mesures. Nous avons sélectionné pour cela deux événements majeurs. Vous découvrirez dans la suite du dossier un festival électro, mais partons pour commencer à Châlons-en-Champagne retrouver le sémillant Laurent Delenclos, alias Bellotte. Il accueille sur une même date le groupe FFF, du funk rock énergique, et la tournée Kids United dans un spectacle tous publics, mais destiné avant tout aux ados et enfants.

■ SONO Mag : Tous les professionnels de la sonorisation vont être directement touchés, un jour ou l’autre, par l’évolution de la réglementation sur les niveaux sonores. En tant que directeur technique de Freevox, distributeur de matériel audio, comment as-tu choisi d’appréhender la situation ?

Laurent Delenclos : Lorsque le décret du 7 août est sorti, même s’il n’est pas systématiquement applicable dès aujourd’hui, j’ai tenu à commencer à expérimenter les conditions dictées par cette nouvelle réglementation. La première occasion est le festival Foire en Scène, à Châlons-en-Champagne, qui se déroule sur une dizaine de jours et accueille des plateaux artistiques et des publics de styles très variés. Je réalise ici le design sonore et l’accueil depuis plusieurs années, la situation est idéale.

Dans cette législation, il y a des limitations de pression, mais surtout l’introduction d’un contrôle spécifique sur les basses fréquences.
L. D. : Nous n’avons en effet jamais été contraints de mesurer des dB pondérés C. Ce n’est d’ailleurs pas si facile que cela, mais il va bien falloir s’y mettre !

On peut déjà commencer par évoquer le design… Ta démarche a-t-elle été différente que lors des précédentes éditions ? L. D. : J’ai fait des prédictions, et j’ai écarté d’emblée la configuration que j’avais retenue jusqu’à cette année, avec six subs accrochés et six posés, pour bénéficier de l’effet miroir du sol. J’ai choisi d’accrocher plus de subs, taquet des moteurs, le plus haut possible. Sur mes simulations, il fallait que je sois à minimum six mètres de hauteur pour préserver les premiers rangs du public d’un impact du sub trop important. Et même avec ces options, je ne deviens bon qu’à partir de 20 ou 25 m, et sûrement pas dans les crash barrières

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