Singin’ in the Rain

Singin’ in the Rain

Singin’ in the Rain

avril 2018 | Reportage Son

Un concentré de technologies sous un dôme de cristal

Sujet d’actualité s’il en est – du moins à l’heure où ces lignes furent écrites alors qu’une bonne partie de la France avait les pieds dans l’eau – la célèbre comédie musicale, tirée du film culte de la MGM, s’est jouée à guichets fermés pour quarante-sept représentations, de fin novembre à mi-janvier. Cette superproduction du théâtre du Châtelet a dû faire face à un challenge de taille car entamant la cinquième grande campagne de restauration de travaux depuis son inauguration en 1862, le théâtre, fermé pendant deux ans et demi depuis mars 2017, accueillait son public « hors les murs », au Grand Palais, pour ces représentations. Pour l’équipe du son, ce déménagement fut l’occasion d’une refonte des moyens techniques, principalement dans le domaine des liaisons sans fil, pour s’adapter au nouveau lieu.

Petite devinette pour débuter : le Grand Palais est-il assez vaste pour y faire entrer un Châtelet tout entier ? Réponse : avec ses 77 000 m2 dont 13 500 m2 pour la nef, oui, même qu’il pourrait en accueillir quatre ! Ainsi, la jauge a été portée à deux-mille-quatre-cents places (au lieu des deux-mille habituelles), et le public s’est vu dorloté par une pléthore de bonus ! Les portes étant ouvertes deux heures avant chaque représentation, il pouvait s’initier au maquillage, se faire photographier dans les décors du fi lm reconstitués pour l’occasion, visionner des séquences dans un home cinéma très cosy, et même suivre des cours de claquettes, sans oublier l’inévitable passage au food-truck et à la boutique de souvenirs.

L’HEURE DU CHANGEMENT

C’est Cyril Auclair, adjoint au responsable du service son du Châtelet, qui nous guidait dans cette visite. Cyril a œuvré sur toutes les créations musicales du théâtre. Non seulement il a mené avec son équipe la réflexion sur les modifications à apporter pour passer d’une installation résidente à un mode plus « touring », mais il assurait également la sonorisation de façade. « L’idée initiale était de couvrir le maximum de nos besoins avec le matériel sorti du théâtre, comme par exemple les consoles DiGiCo SD7 qu’on utilise quotidiennement, et dont les stage-racks sont amplement suffisants. Pour l’équipement complémentaire, on a fait appel à Silence, notre partenaire quasihistorique et qui nous a suivi à 200 % puisque le prestataire a investi dans le matériel Riedel pour nous. En effet, depuis de nombreuses années, nous travaillions avec les systèmes RTS et Overline – le théâtre du Châtelet fut la première installation Overline installée en France – ndlr

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