Son immersif chez RFI

Son immersif chez RFI

Son immersif chez RFI

mai 2018 | Reportage Son

Un article d'Eric Moutot

L’innovation au service du contenu

La culture historique de RFI, alias Radio France International, est articulée autour du reportage. Mais les modes d’écoute, ou de consommation diront certains, du contenu radiophonique ont évolué. Un nombre croissant d’auditeurs vit la radio au casque via le téléphone. RFI s’est donc questionnée sur la possibilité de proposer dans ses programmes de nouveaux modes d’écoute, sans oublier de rester au service du contenu. L’objectif de RFI Labo est de tester de nouvelles technologies applicables à l’innovation audio.

70 % des auditeurs de RFI sont localisés en Afrique. Les façons de construire les programmes en tiennent compte. Comment, par exemple, faire appréhender à un auditeur africain un reportage sur une course de chiens de traîneaux, un univers méconnu de la plupart des habitants du continent. C’est ici que le son intervient. Touchant directement l’émotion, il peut remplacer, par des sensations sonores concrètes, une partie de ce qui serait habituellement expliqué dans le commentaire.

ÉVOLUTION DES PRATIQUES

Au fil des années 1990 et 2000, la plupart des journalistes de RFI avaient peu à peu dû se résoudre à assurer leurs reportages seuls, sans technicien, micro à la main ; la diffusion cible étant mono, à quoi bon faire autrement leur avait-on dit ? Depuis que, via RFI Labo, une nouvelle approche de la richesse du contenu sonore a été introduite, le preneur de son a repris sa place. Les reportages se réalisent en trio ; journaliste, interviewé et preneur de son.

Mais il n’était pourtant pas question d’introduire avec le preneur de son un personnage invasif, venant perturber les relations entre journaliste et interviewé. L’outil de médiation qu’est le micro du reporter est toujours là, même s’il est devenu sans fil, et lié par les ondes au preneur de son qui se positionne en retrait de la scène. Le technicien assure l’enregistrement de la conversation, et y ajoute la prise de son d’ambiances complémentaires suivant le procédé qui lui semble le plus pertinent, double MS, croix IRT voire MMAD (voir encadré page suivante). Pour autant, au fil du déroulé du reportage et des ressentis du preneur de son, il peut arriver qu’il se rapproche de la scène d’interview pour apporter un autre espace sonore à utiliser en post-production.

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