quid sit lumen ?

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septembre 2015 | Tutoriel Lumière & Vidéo

CHAPITRE 7 – De la lumière blanche à la géométrie des couleurs

La colorimétrie, à l’instar de la photométrie, s’est longtemps basée sur l’appréciation subjective d’un observateur pour identifier chaque couleur et déterminer sa dominante chromatique. Mais au cours du XXe siècle, la Commission Internationale de l’Éclairage a mis au point un système colorimétrique remarquable permettant d’évaluer de façon objective la perception humaine de la couleur, indépendamment de tout observateur. Cette construction complexe – à la fois mathématique et géométrique – est une œuvre visionnaire réalisée par des physiciens qui étaient loin d’imaginer alors que, quelques décennies plus tard, la puissance de l’informatique et la numérisation des données allaient exploiter un tel système de façon optimale.

Depuis les expériences menées à la fin du XVIIe siècle par Isaac Newton puis par certains de ses illustres successeurs, nous savons que, contre toute apparence, la lumière blanche est en fait composée d’un ensemble plus ou moins continu de rayonnements monochromatiques situés dans une échelle que l’on nomme spectre « visible » et dont les longueurs d’ondes se répartissent entre 380 et 780 nanomètres (nm) environ. Nous avons vu dans le précédent chapitre qu’en utilisant les propriétés d’un matériau réfringent ou bien celles d’une surface diffringente, la spectrographie permet de séparer physiquement ces rayonnements afin de les identifier et de quantifier leur intensité. Le profil spectrographique permet ainsi d’analyser la distribution chromatique et énergétique d’une lumière blanche. Elle permet aussi de s’apercevoir que des structures spectrales très différentes produisent néanmoins des lumières blanches qui nous paraissent d’aspect similaires. Mais, à l’inverse, une légère variation dans la dominante chromatique suffi t à produire des lumières blanches d’aspects très différents à partir de sources dont les distributions spectrales sont pourtant très proches. Il y a donc blanc et blanc. Certaines lumières blanches possèdent une dominante dans le bleu, tandis que d’autres « tirent » vers le vert-jaune ou bien les jaunes-orangés

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