Angèle

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Angèle

septembre 2019Reportage Lumière & Vidéo

Je veux tes yeux, tes cubes et tes pratos…

L’histoire d’Angèle est celle d’une fulgurante ascension. Inconnue du grand public en 2017, les reprises de chansons qu’elle publiait alors sur internet l’ont conduite sur le devant de la scène, où elle interprète l’unique album qu’elle a réalisé à ce jour, intitulé Brol – mot belge signifiant capharnaüm, ou encore camelote. Cette enfant de la balle, fille d’artistes et sœur du rappeur Roméo Elvis, alterne avec enthousiasme les « grandes salles », des Zéniths, par exemple, et les festivals majeurs. Avec elle, une équipe qui déploie une énergie folle pour faire évoluer le show au rythme de la progression effrénée de la notoriété de l’artiste. Le dispositif scénographique fait appel à beaucoup d’imagination, de talent… et de moteurs asservis.

Direction Amiens et son Zénith, pour rencontrer notre premier interlocuteur, Philippe Mathieu, le designer scénographique et lumière du show. Philippe a débuté dans le spectacle comme musicien. Pour compléter ses cachets, il intervient alors comme technicien lumière. Il y prend goût au point de travailler à l’accueil lumière du Splendid, à Lille. Il y éclaire un soir le groupe britannique The Servant, qui lui demande à l’issue du spectacle de devenir l’éclairagiste de sa tournée. Suivront d’autres aventures sur la route, avec AaRON, Christine and the Queens, Vitalic, Marina Kaye, Air, Puggy… tandis que la carrière de musicien est abandonnée.

SONO Mag : Philippe, comment as-tu été amené à collaborer avec Angèle ?

Philippe Mathieu : Je travaille depuis longtemps avec le groupe pop belge Puggy, dont le manager, Nicolas Renard, est celui qui a « découvert » Angèle et l’a aidée à devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Angèle connaissait aussi ce que j’avais réalisé avec les groupes Air et Christine and the Queens. Je travaille avec Angèle depuis ses débuts, précisément depuis la sortie de son premier clip, bien avant qu’elle n’ait une notoriété.

SONO Mag : Quel est le point de départ d’une démarche de création scénographique ? L’artiste donne-t-il des consignes à suivre ou lui proposes-tu spontanément un concept ?

P. M. : En octobre 2017, j’ai été appelé pour participer à une simple journée de résidence en préparation de tournée. Il n’était pas prévu que je parte sur la route, mon objectif était seulement d’établir une conduite pour les éclairagistes d’accueil.
A ce stade, ma seule connaissance de l’univers d’Angèle résidait dans les quelques vidéos que j’avais pu trouver en ligne. Mes choix se sont limités à poser des bases de teintes sur les morceaux et à tracer les grandes lignes de l’éclairage. Avec le succès, le spectacle a changé. Alors qu’Angèle était seule avec son clavier sur les premières dates, des musiciens ont été ajoutés et l’équipe s’est étoffée. Des échéances importantes, comme le Printemps de Bourges ou le Trianon, se profilaient, et il fallait faire évoluer le spectacle. En avril 2018, nous avons fait une nouvelle résidence de travail, et je suis ensuite parti sur la route avec l’équipe.

Un article d'

Eric Moutot

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