AXCOR 300 WASH CLAY PAKY

AXCOR 300 WASH CLAY PAKY

AXCOR 300 WASH CLAY PAKY

octobre 2018 | Test Lumière & Vidéo

La « dino » GT

Les « petites » lyres de Clay Paky sont régulièrement des références, que ce soit en qualité ou en succès. D’entrée de jeu, les Italiens frappent fort avec une gamme complète de machines à LED spot, beam et wash destinées à remplacer les lyres « Alpha » équipées de lampes à décharge 300 W. Le prix public est résolument séduisant, grâce à une fabrication en Chine. Vous l’avez compris, pour Clay Paky, le défi est fondamental !

L’ASPECT, LE SYSTÈME D’ACCROCHE, LA MANIPULATION, LE MODE D’EMPLOI

Je sais que je me répète pour chaque banc d’essai Clay Paky et vous m’en voyez désolé, mais vraiment, comment faire pour ne pas s’extasier devant une ligne et un design aussi réussis ? Les proportions sont superbes et l’ovale de la tête est admirable. La base en forme de lame de serveur est d’une discrétion exemplaire, les poignées sont dégagées et l’appareil se porte très bien en solo. La manipulation et d’autant plus aisée que le pan et le tilt disposent d’un blocage. Les matériaux sont parfaits, nobles et bien finis. C’est une machine magnifique. Personnellement, je l’imagine parfaitement en rouge Ferrari. Un léger bémol sur la masse, 19,9 kg, on flirte avec la limite pour une lyre qui se nomme d’elle-même 300. Pour rappel, l’Alpha Wash 300 pèse 18,2 kg. L’optique donne l’impression d’occuper tout le diamètre de la tête, la lentille de 140 mm semble immense et étonnamment claire. On distingue à l’intérieur le train optique avec une lentille martelée pour donner un faisceau doux.

L’afficheur Oled noir et blanc est sobrissime, il fonctionne sur batterie et se retourne facilement avec les flèches haut et bas. La roue de quatre touches plus un bouton central est vraiment agréable à manipuler avec un important débattement pour chaque pression, qui confirme tactilement que l’opérateur a bien « cliqué » ; c’est agréable, surtout dans le noir, surtout sur une scène encombrée. La face de connexion est surprenante, très pro sans DMX trois points et avec une prise Ethernet, mais avec une embase Powercon bleue accompagnée de sa repique blanche, et non True One jaune comme le grand frère Axcor 900 ! J’y perds un peu mon latin. Il n’y a pas de mode d’emploi dans l’emballage. Par contre, vous avez un livret avec les consignes de sécurité en cinq langues dont le français, et une carte avec les instructions pour télécharger les différents documents dont le manuel, le menu de l’afficheur et la charte DMX. Ces trois documents sont bien faits, avec beaucoup de schémas pour le mode d’emploi qui en devient utilisable sans maîtriser l’anglais, belle prouesse.

LA SOURCE ET L’OPTIQUE

Donc nous avons un moteur LED à 7 000 K de 180 watts, ce qui est, convenons-en, plutôt modeste. Et bien croyez-moi, dans le style moteur bien poussé, l’Axcor peut donner des leçons à Ferrari ! Vous me passerez l’expression mais ça déchire grave ! 56 800 Lux à 5 m ! Nous mesurons 5° en angle serré et 38° en ouvert. Clay Paky annonce 5,5 et 42 ; le rapport reste identique, nous sommes d’accord. Le zoom pourrait être plus nerveux, ce qu’il ne gagne pas en vitesse il l’obtient en précision : la linéarité est vraiment de qualité, sans anneau noir se déplaçant sur la projection. La projection elle-même est très belle, avec un joli effet frost sur le contour bien diffus. Le blanc est froid sans tomber dans le bleu et permet d’obtenir un faisceau percutant, à la limite du beam. L’étale est absolument parfait…

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