BigVCA

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septembre 2020Test Son

Et si on se passait de console ?

L’idée peut sembler saugrenue mais, en y réfléchissant, on sait déjà que bon nombre de productions de spectacle vivant sont réalisées à la maison ou en studio, sur des ordinateurs. Ceci est particulièrement vrai pour le théâtre, la danse et le cirque. C’est en partant de ce postulat qu’un régisseur son, George Dyson, s’est lancé dans la fabrication d’un outil destiné à réaménager le poste de travail du sonorisateur. C’est ce que nous allons voir aujourd’hui avec la présentation de ce projet « made in France ».

Lorsque George Dyson débuta dans le métier il y a une vingtaine d’années, les régies son des spectacles – on parle ici de petites productions et non de concerts traditionnels – étaient essentiellement constituées de sons pré-enregistrés, diffusés sur CD ou lecteurs numériques et parfois mélangés à des sons captés en direct, de périphériques de traitement et, bien entendu, de la table de mixage pour la diffusion façade et retours. L’informatique occupant la place que l’on sait, mélangeant le matériel du musicien home-studiste à celui du sonorisateur, les régies sont devenues hybrides, construites autour d’un ordinateur, d’une carte son et d’interfaces de contrôle. C’est bien souvent ce même ordinateur que l’on retrouve dans la salle de spectacle, et dont on devra connecter les sorties des cartes son à une table de mixage, laquelle ne proposera rien de plus que les fonctions déjà existantes dans les logiciels des workstations. Cela ne fait que complexifier et multi-plier les connections et les points de réglages, parfois au détriment de la qualité du son. C’est ce point de vue que défend George Dyson lorsqu’il présente son BigVCA, une machine qui fait beaucoup moins de choses que les équipements actuels, se destinant sim-plement à simplifier les installations et à améliorer la chaîne de traitement du signal. Autant dire qu’il faut convaincre.

PRISE DE CONTACT

BigVCA Analog Edition se présente sous la forme d’un rack 19” de deux unités avec en face avant la visibilité des huit canaux analogiques via huit bargraphs 20 segments (13 vert, cinq jaune et deux rouge), et autant de potentiomètres de gain pour garder la main sur les sor-ties : un réglage de gain global pour adapter le niveau de sortie de la carte son de l’ordinateur aux systèmes de diffusion, un contrôle d’atténuation globale « Master », qui agit sur toutes les sorties simultanément, et un switch maître/esclave.Toute la connectique se situe à l’arrière : huit entrées analogiques symétriques/asymétriques via connecteurs XLR Neutrik sans préamplis, huit sorties analogiques symétriques via connecteurs XLR Neutrik capables de délivrer jusqu’à +27 dBu sans saturation sur des câbles de grandes longueurs, une entrée/sortie de format propriétaire via des prises RCA pour chaîner le contrôle d’atténuation globale sur plu-sieurs BigVCA pour un nombre illimité de sorties, un interrupteur maître/esclave pour activer, ou pas, le contrôle d’atténuation global sur plusieurs appareils, un interrupteur de rupture de boucle de masse (ground lift), un interrupteur marche/arrêt et une ali-mentation internationale interne (50-60 Hz/100-240 V -> +15 V/-15 V/+5 V) aux normes CE.

un article de 

gisèle clark

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