CAHIER TECHNIQUE #2 L’alimentation fantôme P48, contrôle et mesures

CAHIER TECHNIQUE #2 L’alimentation fantôme P48, contrôle et mesures

CAHIER TECHNIQUE #2 L’alimentation fantôme P48, contrôle et mesures

avril 2019Tutoriel Son

Un article d'

Eric Moutot

CAHIER TECHNIQUE N°2

SOLUTIONS DE PRISE DE SON STUDIO ET LIVE

Nous ne reviendrons pas ici sur la nécessité de relier les micros avec des câbles symétriques. Pour des raisons de réjection des perturbations électromagnétiques d’une part, particulièrement sur longue distance, mais également car seule une liaison symétrique peut acheminer aux micros statiques et aux DI actives l’alimentation dont ils ont besoin. Cette alimentation fantôme qui fournit l’énergie nécessaire à leurs circuits électroniques.

Mais qui se préoccupe vraiment de vérifier que ses alimentations fantôme sont conformes ? Et pourtant, ce sont elles qui fournissent aux micros statiques l’énergie qui leur permettra de fonctionner. Et bien plus que cela, de la tension de l’alimentation fantôme va directement dépendre la plage de dynamique disponible en sortie.

Les caractéristiques des micros sont données par les fabricants pour une alimentation de 48 V +/- 4 V, soit entre 44 et 52 V, capable de délivrer jusqu’à 10 mA. C’est dans la norme NF EN 61938, régissant l’alimentation P48 (il existe la P24 et la P12, mais elles tombent en désuétude).

De multiples raisons peuvent conduire à retrouver aux bornes du micro des tensions bien plus faibles que les 48 V requis, ou déséquilibrées.

Avant tout, une bonne alimentation fantôme est chère à fabriquer, car les composants doivent être d’une tolérance faible. Et certains fabricants négligent cette partie de l’électronique qui n’apporte pas de plus-value marketing.

Autre cas, certains micros consomment beaucoup. Une alimentation fantôme de conception faiblarde verra sa tension s’écrouler en charge. 

On peut aussi souligner la perte de tension en ligne qui se détermine par le produit de l’intensité et de la résistance cumulée du câble, qui peut être considérable avec les grandes longueurs, un multipaire en festival par exemple. Si la tension d’alimentation est un peu juste au niveau du préampli, il risque de ne pas en rester suffisamment au niveau du micro pour un fonctionnement conforme.

Ces quelques exemples montrent qu’au-delà du choix du micro adapté, se préoccuper de l’énergie qui va le faire fonctionner a un réel sens.

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