Christian Orcin

Christian Orcin

Christian Orcin

décembre 2022Reportage Entreprise

Directeur général d&b audiotechnik France

Christian Orcin se définit publiquement comme « AV professional », un professionnel de l’audiovisuel donc. Sa carrière commence voici une vingtaine d’années en tant qu’ingénieur de bureau d’études audio. Il intègre rapidement des compétences vidéo. Intéressé par le commerce et le management, il passe un MBA en 2008. Il devient ensuite directeur des ventes EMEA d’un important fournisseur d’écrans LEDs chinois. En mars 2019, il est recruté par le fabricant allemand de solutions de sonorisation d&b.

SONO Mag : Quel est votre parcours au sein de la société d&b ?

Christian Orcin : J’ai intégré l’équipe en tant que directeur général du territoire espagnol. Au début de l’année 2020, mes responsabilités se sont étendues au Portugal. En 2021, l’Italie a intégré ma zone de responsabilité et le 1er août 2022, j’ai aussi pris en charge le territoire français.

SONO Mag : Quelle est votre feuille de route pour la France ?

C. O. : Je m’inscris complètement dans la dynamique qui a été définie par les équipes depuis 2016, pour développer le réseau de distribution par exemple. La sortie de la pandémie a marqué un moment de forte demande de la part des professionnels du spectacle et c’est l’occasion parfaite pour encore affiner le positionnement de d&b par rapport au marché. Nous souhaitons être au plus proche des préconisateurs.

SONO Mag : En quoi l’offre d&b se distingue-t-elle de celle des autres marques ?

C. O. : Nos produits sont réputés pour apporter une plus-value technique très intéressante. Mais il est plus important que jamais d’expliquer très clairement l’intérêt économique de l’investissement. Nous devons, avec le client, aborder la valeur ajoutée de d&b dans son ensemble.
Nous sommes aussi très attentifs au développement des partenaires concernant la mise en œuvre du matériel, des spécialistes identifiés capables de tirer le meilleur parti possible de nos systèmes de sonorisation, en tournées ou en festivals, mais bien sûr également dans le domaine de l’installation.

SONO Mag : Comment s’articule l’organisation de d&b France ?

C. O. : L’équipe est bien structurée, il y a deux commerciaux qui couvrent le territoire avec une logique géographique Nord-Sud. Un collaborateur est chargé du business développement, un autre est directeur commercial. Deux ingénieurs assurent le support et la formation et une personne est responsable de l’administration des ventes.
Dans cette époque un peu spécifique de sortie de pandémie, et avec les difficultés liées aux matériaux et aux énergies que nous connaissons tous, nous devons être très flexibles dans notre attitude pour aider du mieux que nous le pouvons notre réseau de partenaires. Comme l’ensemble des professionnels de l’événement, ils rencontrent des difficultés de recrutement, avec des salariés clés qui ont changé de domaine professionnel. Nous nous devons de les soutenir dans cette période où la formation des équipes – dans lesquelles on retrouve un certain nombre de nouveaux techniciens – est un axe clé. Il faut accompagner cette jeunesse vers l’excellence. S’il devient nécessaire au sein de d&b France de compléter l’équipe pour assurer ce support, nous le ferons.

SONO Mag : Quelle est la situation de d&b vis-à-vis des pénuries de matériaux et composants que tous les fabricants connaissent aujourd’hui ?

C. O. : Aujourd’hui, la difficulté principale se concentre sur l’électronique, mais il y a un point dont je suis particulièrement fier :
nous avons pu jusqu’ici trouver des solutions pour satisfaire les demandes de l’ensemble de nos clients.
En fait, alors qu’historiquement il y avait une certaine régularité dans le flux de commandes, le marché est devenu assez volatile, avec de grosses demandes à certains moments puis des périodes de calme. C’est assez difficile à gérer pour un fabricant. Nous expliquons à chacun de nos partenaires l’importance de désormais anticiper au plus possible les prises de commandes. Nous les accompagnons dans une planification la plus précoce possible.
Je n’ai évidemment aucun contrôle sur l’aspect macro-économique qui touche aujourd’hui l’ensemble des industriels, mais pour faire un petit peu de prospective, j’imagine une amélioration dès le début de 2023 et un retour à un fonctionnement plus conforme à ce que l’on connaissait avant pour l’année 2024.

SONO Mag : Quels sont les axes de développement privilégiés de la gamme d&b ?

C. O. : Depuis quelques années, le développement de la gamme installation a été la priorité, et nous allons continuer de le pousser. C’est un marché qui s’installe dans des cycles longs, les projets prennent du temps entre la prescription initiale et la mise en œuvre finale.
Mais du fait des circonstances de sortie de pandémie, il y a eu une explosion des demandes des prestataires pour le touring et les festivals. Nos gammes SL ont été très sollicitées en 2022.
Nous allons donc continuer à soutenir les gammes de spectacles tout en continuant le développement des solutions d’intégration, qui s’appuient sur un modèle économique plus stable sur la durée. Les deux environnements sont clairement complémentaires.

Un article d'

Eric Moutot

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