Clay Paky Sharpy X Frame

Clay Paky Sharpy X Frame

Clay Paky Sharpy X Frame

mai 2022Test Lumière & Vidéo

Un Sharpy haut de gamme

Chez Clay Paky, le patronyme Sharpy évoque invariablement une success story. Arrivé sur le marché il y a presque 15 ans, le Sharpy a été bien plus qu’une réussite commerciale. Il a carrément créé une nouvelle gamme de projecteurs : les beams. Des centaines de clones ont vu le jour depuis, avec plus ou moins de réussite.
Dans les lignes qui suivent, nous vous invitons à poursuivre la légende Sharpy avec son ultime version dotée d’une lampeà 550 W à arc court : le Sharpy X Frame !

Un peu d’histoire

Un nouveau Clay Paky est toujours un mini-événement. La marque italienne, qui a inventé les Golden Scan il y a maintenant un (trop) grand nombre d’années, est l’un des acteurs historiques qui ont fait les belles heures des premiers projecteurs désignés à l’époque comme « automatiques ». En effet, Clay Paky à l’instar de Coemar, marque également italienne, faisait partie de ces fabricants audacieux qui avaient compris que l’avenir était aux projecteurs dotés de fonctionnalités multiples. Après les premiers plâtres essuyés par Caméléon d’une part, pour les premiers scanners français et Vari-Lite pour les premières lyres mobiles américaines d’autre part, Clay Paky se lançait dans ce marché auquel, il faut bien le dire, personne ne croyait vraiment… C’était il y a presque 40 ans.
En dehors du fait que ce sont des souvenirs pour beaucoup d’entre nous, cela entérine le fait que Clay Paky est une marque légendaire de ce métier.

Je ne me risquerai pas ici à vous lister les différentes références qui ont fait les heures de gloire de la marque italienne, mais elles sont nombreuses, et l’une d’elles a même été plus marquante que toutes les autres à mes yeux : le Sharpy !

Je l’ai pour ma part découvert en situation grâce à mon camarade et talentueux ami, Dimitri Vaissiliu, qui avait eu la brillante idée d’en utiliser sur l’émission des Victoires de la musique en 2010, l’année même de sa commercialisation.

L’année suivante, j’avais eu l’opportunité d’utiliser les fameux Sharpy au stade de France sur le concert de la Nuit Africaine, où nous avions appris à nos dépens que le Sharpy, ça chauffe, et on avait fait fondre quelques coques de projecteurs par une mauvaise utilisation…

Aujourd’hui

Mais laissons-là les souvenirs d’un autre temps et intéressons-nous à cette nouveauté portant un patronyme aux lourdes responsabilités. Voyons donc si le sujet est à la hauteur de sa dénomination.
L’aspect extérieur ne dénote pas avec les récentes productions de la marque. Depuis que Clay Paky est un « OSRAM Business », les fabrications se passent en Chine dans une usine où l’on ne produit que du Clay Paky. C’est donc une embase assez peu épaisse que l’on découvre avec son écran classique pour la marque.
À l’opposé est logée la connectique où les plus grincheux (dont je ne fais pas parti) se plaindront de ne pas trouver de recopie pour la fiche RJ45.

DMX 5b, RJ45, True1, l’essentiel est là !

La machine peut se porter via ses deux très larges et confortables poignées. Attention toutefois à ce que la tête regarde du bon côté car la lyre étant un peu plus large que l’embase, il faut qu’elle soit bien orientée pour pouvoir saisir la machine correctement.

Pour les nostalgiques du Sharpy dont je suis, oubliez de le prendre seul par une poignée, ou alors rajeunissez de 20 ans, ou allez pousser à la salle pendant 20 semaines… Ici, il n’est pas question d’un projecteur de 19 kg et de moins de 50 cm de haut. On est plutôt sur un projecteur de presque 26 kg (hors crochets) et de quasi 70 cm de haut ! C’est un peu bizarre car pour moi, Sharpy était synonyme de mignon, petit, discret…

Bon, le X Frame n’est pas moche et question poids, ça n’est pas non plus un pachyderme, mais il semble clair que la taille n’a pas été la préoccupation première pour ce grand frère du Sharpy. Et pourtant, nous verrons plus loin que ça n’est pas forcément vrai. Mais n’allons pas trop vite en besogne et continuons la découverte du projo. Les deux manettes de blocage de la lyre sont bien visibles et ne laissent aucun doute sur leur utilité. La fin du projecteur se termine par une lentille de taille honorable et moyenne (160 mm), bref assez classique.

Un article de

Benjamin bertout

Un article de

Frédéric FAYARD

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