CSI Audiovisuel

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juin 2021Reportage Entreprise

Le soleil se lève toujours à l’Est (parisien)

L’histoire de CSI Audiovisuel est étroitement liée à celle des pionniers de nos métiers. Comme toutes les entreprises dépendantes de l’événementiel, elle a pris la crise sanitaire en pleine figure et, pour reprendre une phrase à la mode, a dû se réinventer. Aujourd’hui, toutes les forces vives sont rassemblées à Montévrain, dans l’est francilien, et ce grand projet, pensé bien avant que le Covid-19 ne vienne jouer les trouble-fête, permet à Sébastien Dehé, directeur général, de regarder l’avenir avec confiance.

SONO Mag : SCV Audio, Freevox, CSI, Arbiter, Audiopole… nos lecteurs apprécieraient un petit rappel chronologique !

Sébastien Dehé : C’est vrai que notre héritage est riche de l’histoire des pionniers de nos métiers ! J.Collyns est à l’origine de CSI, Harman Professional à l’origine d’Audiopole, et c’est SCV Audio qui a créé le modèle de distribution audio pro que l’on connaît en France aujourd’hui. Je connais bien l’aventure SCV pour y avoir travaillé pendant plus de douze ans. J’y suis arrivé en 2000, et Pascal Briam m’a fait monter les échelons jusqu’à la création, en 2009, de SCV Hi-Tech, spécialisé dans l’audio numérique. A sa disparition, en 2012, Arnaud Leschemelle, PDG de notre groupe, reprend les rênes des deux SCV et crée trois ans plus tard Freevox, fusion de CSI et SCV. En 2017, nous faisons l’acquisition d’Arbiter France et l’intégrons à Freevox. Parallèlement, nous prenons une participation majoritaire dans Audiopole, avec en tête l’idée de préparer un projet plus large. CSI Audiovisuel, né en 2021, est ainsi l’addition d’Audiopole, de Freevox et d’Arbiter France. Aujourd’hui, l’entreprise emploie une soixantaine de salariés et distribue 54 marques, couvrant l’ensemble du spectre audiovisuel.

SONO Mag : Quel est le rôle d’Arnaud Leschemelle aujourd’hui ?

Sébastien Dehé : Arnaud, fondateur du groupe CSI, a fêté récemment ce qu’il appelle sa « majorité entrepreneuriale », puisque cela fait tout juste dix-huit ans qu’il a repris CSI. Aujourd’hui, il préside le groupe Creative Show Industry, qui emploie plus de 300 collaborateurs et est constitué de deux pôles : l’illumination (Leblanc Illuminations et ses filiales à l’international) et l’audiovisuel (CSI Audiovisuel et Tekliss). S’il a pris du recul sur la gestion opérationnelle de ses entreprises, il porte cependant un regard bienveillant sur nous tous, échange avec moi au quotidien et participe à mes côtés aux comités de direction. Ce temps libéré lui permet de se consacrer au développement du groupe, mais aussi aux difficultés que rencontre notre profession à traverser la crise. Il est aujourd’hui président de l’Alliance des professionnels de l’événementiel, du spectacle et de l’audiovisuel (https://www.alliance-apase.org/).

Ce syndicat, qui représente les distributeurs et fabricants de matériel audiovisuel, porte haut et fort les messages que nous sommes très nombreux à vouloir faire passer à l’exécutif du pays. Le projet actuel, Arnaud l’avait pensé bien avant la crise sanitaire. Il voulait vraiment offrir à nos clients une logistique unifiée et simplifiée, et des solutions plus complètes pour l’intégration. Et ce, pour l’ensemble des marchés que nous voulions couvrir. Voilà pourquoi il était important de rassembler les compétences audiovisuelles du groupe sous un seul et même toit. Et aussi de rationaliser les coûts avec le seul bâtiment de Montévrain. Ce qui, en période de crise, apparaît comme une évidence.

SONO Mag : Lors de nos entretiens pour le second volet du livre blanc, vous aviez dit avoir pris des décisions difficiles. Comment cela se traduit-il aujourd’hui ?

Sébastien Dehé : Je suis parfois surpris, en lisant vos colonnes, de l’optimisme débordant de certains de mes confrères ! Il y a eu des départs volontaires, dont les postes n’ont pas été remplacés à cause du contexte, et nous avons dû faire d’autres sacrifices sur nos effectifs, comme beaucoup. La base du projet CSI Audiovisuel était de 33 millions d’euros de chiffre d’affaires. Nous avons encaissé un recul de 30 % sur l’exercice 2020. Le marché de la lumière a payé un lourd tribut avec la pandémie, d’autant plus frustrant qu’on aurait dû célébrer en fanfare les 40 ans de notre marque française, Starway. Nous avons également essuyé quelques sorties de marques mais, de tous temps, ces choses-là font partie de la vie d’un distributeur. En revanche, nous en avons rentré d’autres, parmi lesquelles DAS Audio et LEA, chez Audiopole, AFMG, chez Freevox, ou Tascam et RME, chez Arbiter, que j’avais signée chez SCV Hi-Tech et qui est revenue à la maison en 2020, fruit du travail de Xavier Moguerou.

SONO Mag : Où en êtes-vous en termes de distribution, mais aussi au niveau de la diffusion de vos propres fabrications ?

Sébastien Dehé : Freevox représente Harman depuis longtemps et entend continuer son développement. Même si Audiopole représente d’autres marques américaines de grande renommée (Clearcom ou Clear One), son empreinte est plus européenne (avec Beyerdynamic ou Calrec), et le développement de son catalogue s’inscrit dans cette logique plus locale. Je peux citer l’exemple de DAS, qui conçoit et fabrique ses produits à Valence (Espagne) et qui propose des configurations personnalisées dans des délais très courts, avec de grandes exigences qualitatives. Nous pensons français et européen quand c’est possible. La proximité géographique est un atout indéniable pour nos clients et nos intégrateurs.

Côté fabrication, nous portons fièrement Starway, qui est la troisième marque d’éclairage professionnel en France, mais aussi Ghost et Halto. Nous avons redéployé cette dernière dans un catalogue à part sur 2020, pour adresser le marché architectural. Nous avons également fait jouer des synergies avec Leblanc Illuminations pour développer ses marques à l’international. Malgré la pandémie, beaucoup de nouveaux produits Starway sont prévus cette année : Solar 1050 et Lusso, tous deux déjà disponibles, ou encore Parkolor 230 et Modena, qui arriveront au cours des prochaines semaines sous l’impulsion créative et toujours aussi passionnée de Bernard Cheramy et d’Arnaud. Pour promouvoir nos produits hors de nos frontières, nous recherchons des distributeurs ayant des infrastructures locales, comme c’est le cas avec la société Face, au Benelux. C’est un premier pas vers la construction d’un réseau export.

un article de

gisèle clark

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