DAGE HM3826

DAGE HM3826

DAGE HM3826

mai 2019 | Test Lumière & Vidéo

Un article de

Jerome Malen

Il n’y a pas Dage pour apprendre

Voici un nouveau venu dans nos bancs d’essais. La marque Dage propose une multitude de produits à un prix particulièrement attractif. Nous avons à notre disposition un projecteur hybride Beam, Spot & Wash, visiblement fort bien équipé et qui semble prometteur, type voiture de sport GTI. Nous sommes curieux de tester un appareil aussi accrocheur.

L’ASPECT, LE SYSTÈME D’ACCROCHE, LA MANIPULATION, LE MODE D’EMPLOI

Une fois le carton ouvert, on retire le Dage HM3826, enchâssé dans deux blocs de polystyrène, une alimentation Powercon, un câble DMX trois points, une élingue de sécurité et un manuel. Un gros interrupteur lumineux rouge trône au milieu des connecteurs. Dès que l’appareil est sous tension, ce bouton manque totalement de discrétion ! Les colliers sont fixés directement sur la machine par un ingénieux système qui leur permet de se plier sous le projecteur sans avoir à les enlever. Mais ceci l’oblige à se hisser sur de grands patins en caoutchouc.

Une fois l’appareil sorti et les blocages de pan et tilt ôtés, nous ne sommes emballés ni par l’aspect ni par la finition des plastiques. Cette machine ressemble un peu à une maquette de vaisseau spatial des année 1980. Ce n’est pas forcément déplaisant, mais ce n’est pas non plus rassurant ! Toutefois, cet hybride dispose d’un grand écran LED couleur tactile, accompagné d’une molette généreusement dimensionnée. Le tout est très lisible et facile d’accès. La connectique secteur est en Powercon in et out. Côté données, nous avons du trois points uniquement. Tout cela n’est pas vraiment professionnel ; pas de cinq points, et ne parlons pas d’un éventuel réseau. Au bout de la tête, l’optique nous semble quelque peu sous-dimensionnée pour envisager une utilisation en mode wash. La masse, 19,5 kg, est correcte pour ce type de produit. Le mode d’emploi est en anglais uniquement, mais il est plutôt clair, concis et en couleur.

LA SOURCE ET L’OPTIQUE

Notre projecteur est suralimenté par une lampe Osram Platinium 18R/380 W, ce qui, sur le papier, donne une impression de puissance. Mais comme le disait le sage Pirelli : « Sans maîtrise, la puissance n’est rien… »

Et c’est bien ça le problème : la maîtrise. En projection, quel que soit le type, beam, spot ou wash, le résultat n’est pas homogène, avec un point chaud décentré, une tâche sombre au milieu et, surtout, les gaz de lampe qui ondulent au point qu’on croit qu’une roue d’effet est continuellement enclenchée. Le mode wash est malheureusement inutilisable. Un trou noir se répand sur la moitié de la projection et les bulles d’imperfection des lentilles s’affichent avec netteté sur le mur. En mode spot, le faisceau irise légèrement et le net est très difficile, voire impossible, à faire dans certains cas. La sortie de route focale est quasi inévitable !

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