DALI, La lumière installée est sous contrôle

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DALI, La lumière installée est sous contrôle

avril 2022Tutoriel Lumière & Vidéo

La lumière installée est sous contrôle

Imaginé au début des années 2000 par des fabricants industriels européens de ballasts électroniques, le protocole DALI avait pour objectif initial d’améliorer l’éclairage dans le secteur commercial tout en y réalisant de substantielles économies d’énergies en optimisant son utilisation. Depuis, le DALI a étendu son périmètre.
De la domotique à l’éclairage public en passant par la muséographie, l’implantation du DALI gagne chaque jour du terrain. Simple, flexible, économique, il est devenu un acteur majeur des évolutions technologiques du secteur.

Protocole numérique standardisé destiné au contrôle de l’éclairage, le DALI (Digital Adressable Lighting Interface) est venu remplacer les principes de commande analogiques complexes développés au cours des années 1980, déjà dans le but de réaliser des économies d’énergie.

Le DALI est un protocole ouvert interopérable. Il permet de connecter entre eux des organes de commande, des récepteurs et capteurs de marques différentes. Les appareils sont auto certifiés et doivent respecter la norme internationale NF EN IEC 62386. L’évolution DALI 2 impose une certification externe.

Outre l’aspect numérique, la conception du DALI repose sur un besoin de simplification du système, et en priorité de son câblage. Le protocole a été imaginé pour permettre, avec de faibles coûts de mise en œuvre, un contrôle individuel, mais aussi collectif, d’un ensemble de luminaires. Il est aussi possible d’ajouter à la configuration des capteurs de paramètres divers.

Le succès grandissant qu’il connaît année après année permet au DALI de ne plus être cantonné au seul marché de l’éclairage industriel et d’ERP. Il touche aussi bien la lumière urbaine que les secteurs de l’éclairage architectural et muséographique, sans parler des développements les plus contemporains de la domotique.
Les capacités de contrôle des appareils à LEDs et la possibilité d’intégrer dans un réseau DALI une diversité de capteurs y sont évidemment pour beaucoup.

Distribution

Dans le système DALI, les informations sont transférées entre les composants via un signal numérique adressé.
Concerne la topologie du réseau, le DALI repose, comme le DMX, sur un câblage en série. On parle de bus DALI. Mais quand le DMX est limité à 32 appareils, le DALI présente une configuration en bus qui autorise jusqu’à 64 appareils, avec plusieurs schémas de liaisons possibles, en étoile mais aussi en série, y compris avec une distribution dérivée sur plusieurs branches.
Comme avec le DMX512, il n’est pas spécifié de longueur typique, mais la prudence incite avec le DALI à ne pas dépasser une longueur de 300 m de câble par liaison. Mais une configuration en étoile permet d’installer le bus au centre du réseau afin d’augmenter la longueur de câble admissible. Une telle topologie correspond à un sous-réseau, ou subnet, l’équivalent d’un univers DMX. Et un réseau DALI peut être constitué de plusieurs sous-réseaux.
Outre les conducteurs de phase, de neutre et de terre, connectés directement pour l’énergie au tableau électrique, deux conducteurs pour le signal numérique de commande sont connectés au luminaire.
Le câblage ne nécessite pas de conducteurs spéciaux. Pour transmettre le signal numérique bidirectionnel, un câble standard à deux fils dont la section dépend de la longueur maximale nécessaire pour le sous-réseau considéré : jusqu’à 100 m, une section de 0,50 mm2 est suffisante ;
0,75 mm2 jusqu’à 150 m ; 1,50 mm2 pour une longueur usuelle recommandée inférieure à 300 m. Du câble spécifique contient trois conducteurs d’énergie plus deux autres destinés au DALI. Dans ce cas, les fils sont souvent prévus en section de 1,5 mm2.
À la différence du DMX, pas de polarité dans le raccordement, donc pas besoin de repérage des fils et élimination de tout risque d’erreur de branchement.
Numérique, le signal de commande est insensible aux perturbations électromagnétiques. La transmission du signal se traduit par l’envoi d’impulsions électriques que les récepteurs sont capables d’identifier pour en reconstituer la signification binaire et en déduire les valeurs. À la différence du DMX, qui est un signal asynchrone, le DALI intègre une horloge de synchronisation, indispensable à son décodage.

Une intelligence distribuée

Une configuration DALI réunit divers éléments. Des luminaires, des contrôleurs, des panneaux de contrôle, des capteurs et des unités d’alimentation des bus.
Connectés les uns aux autres, ils communiquent entre eux. « L’intelligence » est distribuée, ou plutôt stockée, dans les différents éléments du système. Indépendant de toute unité centrale une fois programmé, le système bénéficie d’une fiabilité et d’une sécurité optimales.
Lors de leur première utilisation sur un réseau DALI, les appareils doivent être initialisés afin d’être identifiés puis reconnus. Une procédure généralement effectuée par l’installateur du réseau via un analyseur appelé « commissioning tool ».

Un article d'

Eric Moutot

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