Éric Barthélemy

Éric Barthélemy

Éric Barthélemy

février 2021Reportage Entreprise

Melpomen, Régie Lumière, Silence !, On Off, Phase 4, ces sociétés, créées pour ainsi dire avec nos métiers, font toutes partie du groupe B Live, qui compte aujourd’hui 13 filiales. En cette période chaotique s’il en est, pour l’économie du pays en général et pour nos métiers en particulier, nous avons souhaité inviter Eric Barthélemy à s’exprimer sur son groupe et sur sa vision prospective

Le groupe B Live a vu le jour en 2014 à l’initiative d’Eric Barthélemy et de Yannick Bétis. Il accueille aujourd’hui des acteurs historiques des métiers techniques pour le spectacle vivant, l’événementiel, l’audiovisuel, l’installation et l’intégration, mais aussi pour le cinéma, la fiction ou la publicité, constituant une offre de services unique en France.

SONO Mag : Comment B Live a vu le jour ?

Eric Barthélemy : C’est comme souvent une histoire de rencontres. Yannick et moi avons un jour échangé avec l’un des responsables de Potar, qui nous a dit vouloir céder son entreprise. Nous avons alors consacré six mois à analyser l’entreprise, mais également l’écosystème global de ces métiers de la prestation au sens large. Nous n’avons pas réussi à nous mettre d’accord avec l’équipe de Potar, mais nous avons acquis la conviction que le milieu de l’événementiel était dans une période charnière, à l’aube de transformations importantes. Les métiers y sont très jeunes, les entreprises, fragmentées. Il nous a semblé intéressant de réfléchir à des nouveaux modes d’utilisation des parcs de matériel, au positionnement sur des marchés plus divers et sur des offres globales. Ces transformations étant inévitables, nous avons souhaité en être un des acteurs, et nous avons commencé à appeler les différentes structures que nous avions identifiées comme pouvant s’inscrire dans ce projet. En 2014, nous avons acquis la société On Off, première d’une liste de 13 sociétés qui constituent le groupe B Live aujourd’hui.

SONO Mag : Comment ces 13 sociétés sont-elles structurées ?

E. B. : Nous avons constitué deux pôles. Le pôle « Cinéma », qui répond à la demande des films, des séries, des courts métrages ou encore des pubs, propose à ses clients l’ensemble du matériel technique (lumière, machinerie, caméras, grues, groupes électrogènes) et un ensemble de studios de tournage parmi lesquels les studios de Bry-sur-Marne, une référence en France. Avec Transpalux, Cininter, Cicar et Eyelite, nous avons des entreprises leaders sur leurs marchés. Ce pôle représente entre 55 et 65 % de notre chiffre d’affaires global. Le pôle « Entertainment » regroupe quant à lui l’ensemble des prestations techniques pour le spectacle vivant, l’événementiel et l’audiovisuel, mais aussi toutes les activités de chantiers d’installations fixes et d’intégration.

SONO Mag : Existe-t-il des synergies entre les deux pôles ?

E. B. : S’il est clair que le concert et l’événementiel, voire l’intégration, font appel à des équipements et des compétences assez transversales, ce n’est pas du tout le cas entre l’entertainment et le milieu du cinéma. Nos deux pôles fonctionnent de façon assez autonome.

SONO Mag : Vous disposez de votre propre service de revente du matériel d’occasion. Pourquoi ne pas faire appel à des brokeurs spécialisés ?

E. B. : Si on analyse les comptes de résultat des entreprises du secteur, on voit que deux modèles économiques y cohabitent en permanence. D’une part, celui de la prestation en tant que telle, l’activité sur le terrain, et, d’autre part, celui de la gestion des actifs. Le principe est d’acheter du matériel, de l’exploiter, puis de le revendre. La partie vente d’occasion est malheureusement souvent traitée un peu à la légère, alors qu’elle nous semble fondamentale dans l’équilibre des sociétés. Nous avons donc souhaité la piloter nous-mêmes.

Un article d'

Eric Moutot

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