EVOLITE EVO WASH 740Z STRIP

EVOLITE EVO WASH 740Z STRIP

EVOLITE EVO WASH 740Z STRIP

novembre 2020Test Lumière & Vidéo

Un wash sept LEDs original

Depuis plusieurs années, Evolite se taille une place de choix dans le marché ultra-compétitif des projecteurs de faible puissance destinés à l’animation et aux boîtes de nuit avec une gamme qui, hormis quelques beams à lampe, n’est pas loin de passer entièrement à la LED. Après un Evo Wash 730 pix à sept LEDs plutôt traditionnel, la marque, dont la R&D est basée en France, nous présente l’Evo Wash 740z Strip, qui, en plus des fonctions standard d’un wash beam, voit ses collimateurs entourés d’une matrice de LEDs en nid-d’abeilles. Voyons ce que cette petite machine nous propose.

À LA DÉCOUVERTE DE L’APPAREIL

En ouvrant le carton, on découvre une machine bien finie, avec des plastiques de bonne qualité au premier abord. Avec quelque 10 kg sur la balance et des dimensions compactes, elle reste dans la norme de sa catégorie. Sous le projecteur, on trouve quatre Camlock pour les deux attaches rapides de type oméga fournies et une attache pour élingue de sécurité. De face, la machine a une bonne bouille, avec ses sept LEDs de40 W entourées d’une plaque blanche en forme de nid-d’abeilles. Et c’est sous cette plaque que se cache toute l’originalité de la lyre, avec un strip de 90 LEDs RVB supplémentaires. Au niveau de la base, on trouve d’un côté un cadran avec quatre boutons – menu, haut, bas, enter (que du standard) – et, à l’arrière, un Powercon in/out bienvenu, du DMX trois broches in/out (moins bienvenu, mais conforme au parc câblage du public visé), un interrupteur on/off et un bouton de gestion du DMX sans fil. En effet, ce projecteur est équipé en série d’un récepteur Wireless Solution, pour un pilotage en DMX sans fil. Ce n’est pas étonnant de la part d’Evolite, qui possède déjà dans sa gamme beaucoup de références sans fil. Et pour tout ce qui relève de l’événementiel, c’est bien pratique. Il est tellement plus simple parfois de brancher les machines sur une simple prise murale 16A et de transmettre le signal sans fil plutôt que de devoir tirer et camoufler tous les câbles.

LES MENUS

La navigation dans les menus est simple, grâce aux quatre boutons standard et à un écran couleur bien défini et contrasté. On trouve ici l’adressage et les modes DMX, de 25 à 59 canaux, le dernier permettant la gestion du projecteur en LED par LED pour du pixel mapping. Un mode automatique et un mode Music Control permettent également à la machine de réagir au son à l’aide d’un micro intégré. On peut ici aussi limiter le débattement du pan/tilt, notamment avec un mode totem à 180°, pour placer le projecteur en automatique collé à un mur, sans que le faisceau ne tape sur la cloison. Le tilt a une course standard de 270°, et on découvre une petite surprise avec une option qui permet un débattement du pan sur 630° au lieu des 540° habituellement proposés sur les lyres. Plutôt pratique. Enfin, un dernier sous-menu dispose des options de reset et de test pour tous les attributs du projecteur.

À L’USAGE

Le démarrage est plutôt rapide. Le temps de réaliser l’habituelle calibration de la machine, et nous voici prêts à la tester. Pour les moyens du banc d’essai, nous avons opté pour le mode 59 canaux afin de tester toutes ses fonctionnalités. Avec une plage de zoom de 6 à 60°, on est bien sur un wash beam. Au zoom serré, notre premier modèle de test présente de légers décalages sur les LEDs, qui ne sont pas toutes superposées les unes sur les autres, deux d’entre elles étant un peu excentrées. On parle ici de quelques centimètres à 10 m, mais c’est tout de même perceptible. La faute aux tiges qui concentrent le flux des LEDs vers les collimateurs, un peu décalées. Défaut unique, souci récurrent ou problème de transport, quoi qu’il en soit, avec un autre exemplaire, le défaut s’est fait moins sentir. Alors bien sûr, à moins de vouloir absolument envoyer vos faisceaux vers un cyclo blanc, cela ne se sentira pas du tout à l’usage. De plus, le défaut disparaît quand le faisceau s’élargit à l’ouverture du zoom.

Les couleurs sont bien saturées, les moteurs de pan/tilt sont rapides, et le zoom plutôt véloce et pas trop bruyant. La base du contrôle du projecteur est simple, avec les mêmes fonctions qu’un wash traditionnel (pan, tilt, dimmer, RVBB, zoom). En mode 59ch, chaque LED est pilotable séparément en RVBB, mais sans dimmer virtuel. La machine dispose également de deux roues de couleurs virtuelles pour ses LEDs principales, accessibles dès le mode 31ch, afin de créer des demi-couleurs, lesquelles pourront ensuite être indexées à des effets dont on pourra gérer la vitesse. Beaucoup de motifs sont proposés, même si l’on en fait vite le tour sur seulement sept LEDs.

On dispose également d’un canal pour émuler une source tungstène, basée sur le mélange des diodes RVBB. Comme sur les autres machines qui utilisent cette méthode, elle ne fera pas des miracles, mais elle a le mérite d’être là.

Un article de

alexandre roy

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