gigi ramatuelle

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octobre 2021Reportage Son

Un cocon sonore en bord de plage

Située sur la presqu’île de Saint-Tropez, la plage de Pampelonne déroule son sable sur 4,5 km. Connue des seuls pêcheurs jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, elle est depuis devenue un haut lieu du tourisme estival. Occupant le cœur d’une pinède bordant le site, Gigi est un établissement de plage dont l’installation son et lumière a été imaginée et réalisée par Colorsonic, la société de Gérard Giraudon. Visite privée.

Plus qu’un simple restaurant de plage, le concept du Gigi, qui appartient au groupe Paris Society, dirigé par Laurent de Gourcuff, est celui d’un complexe de loisirs décontracté chic, niché dans une pinède, où tout est prévu pour que les hôtes passent un bon moment. Le restaurant de 240 couverts n’est ouvert que pour le service du déjeuner. Il jouxte le bar Bellini avec piscine et bains de soleil, un espace spa et santé, un terrain de pétanque et un concept store de vêtements et objets trendy. Un véritable village qui n’oublie pas les enfants et ados. Ils disposent du Gigi Circus, un club de 350 m2 dans la pinède, avec animateurs dédiés. Et, bien entendu, la plage est attenante.

En plus du chant des cigales, qui berce généreusement le lieu, des musiciens et un DJ se relaient pour animer le site pendant le service. Pour assurer la couverture sonore du vaste espace, l’exploitant a sollicité Colorsonic, société implantée à Villeneuve-Loubet et spécialisée dans la conception et l’installation de solutions de sonorisation et d’éclairage (voir encadré ci-dessous).C’est sur le site du Gigi que nous retrouvons Gérard Giraudon, qui dirige l’entreprise, et Christophe Orlando, son directeur technique.

SONO Mag : Quelles ont été les consignes de votre client quand il vous a sollicité ?

Gérard Giraudon : Le Gigi est un restaurant ouvert pour le déjeuner, lequel peut se prolonger assez tard dans l’après-midi. Nous devions imaginer un système de sonorisation qui permette de diffuser de la musique d’ambiance jouée par un DJ, d’une part, mais aussi d’amplifier un groupe de musiciens qui intervient à différents moments de la journée en live. Bien souvent, le cahier des charges de nos clients se focalise sur la sonorisation d’ambiance, sans ambition particulière concernant le niveau de diffusion. Mais l’expérience nous dicte de compléter ces informations en jetant un œil sur les programmes live. Et, la plupart du temps, nous constatons que les demandes en niveau SPL seront probablement bien supérieures à ce que le client a imaginé. A nous de trouver des solutions pour proposer un système avec de la réserve, tout en respectant le budget alloué. Sans compter l’impact visuel des enceintes, qui est toujours validé une fois que le système est en route, mais parfois compliqué à faire admettre en amont, sur des aspects esthétiques en général.

SONO Mag : Les emplacements possibles pour les points de diffusion sont assez contraints par la topologie du site. Quelle démarche permet de faire les choix ?

Christophe Orlando : Nous commençons par réaliser une implantation idéale, sans nous occuper des contraintes liées aux points d’accroche, aux végétaux ou à la décoration. Ensuite, nous adaptons ce design au profil du site, en négociant avec les architectes et décorateurs pour proposer la meilleure solution possible.

Sur la zone de restauration, par exemple, on nous avait demandé de placer les enceintes au-dessus des grands tauds en toile épaisse. Bien sûr, cela les rendait invisibles. En revanche, le son des enceintes aurait été atténué et filtré par ces obstacles et les convives auraient perçu un résultat très dégradé. Nous avons expliqué cet enjeu et obtenu de placer les enceintes sous les toiles. C’est un travail d’équipe où chacun doit essayer de comprendre les contraintes des autres corps de métier pour tendre vers le résultat le meilleur possible.

Un article d'

Eric Moutot

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