GLP Streamer

mai 2021Test Corporate AV

Éclairage pour visioconférence avec commande via cloud

La marque GLP nous est familière en tant que fabricant de luminaires destinés au spectacle. En cette période singulière, le fabricant allemand a choisi de faire un pas de côté et d’appliquer ses connaissances de l’éclairage aux besoins du moment, à savoir les solutions pour visioconférence. Ainsi est né le Streamer, un outil d’éclairage personnel qui nous permet d’apparaître à tout moment et en tout lieu sous notre meilleur jour.

Le Streamer en tant que tel se présente sous la forme d’une barre d’une longueur de 15 cm. Construit dans un profilé en aluminium, le produit est robuste et d’allure sérieuse. Le boîtier contenant l’électronique dispose sur trois de ses côtés de taraudages pour visser un support. Avec le kit Deluxe, dont nous disposons pour ce test, nous avons le choix d’utiliser le trépied télescopique, avec ou sans la rallonge col de cygne flexible, ou la ventouse et son bras.

Avec ces accessoires, il est possible de placer la barre lumineuse à gauche ou à droite à la verticale, ou au-dessus de l’écran à l’horizontale. La ventouse est imaginée pour être collée à l’arrière de l’écran. Cela garantit, une fois les réglages réalisés, une source lumineuse dans un axe fixe par rapport à la caméra. Le petit trépied télescopique monte, si on y ajoute le col de cygne, à une soixantaine de centimètres de la table. Autant dire qu’il ne faut alors pas bousculer le support si on veut qu’il reste debout.

ALIMENTATION

Le fabricant a fait le choix d’une connectique unique au format USB-C. Le Streamer est fourni avec un câble USB-C USB-C. Si aucune mention n’en est faite dans la documentation à l’heure où nous réalisons ce test, car c’est nouveau, un adaptateur USB-C UBS-A est désormais intégré au kit, et nécessaire pour assurer une polyvalence du Streamer face aux différentes générations d’ordinateurs. Le Streamer ne contient pas de batterie et ne fonctionne donc qu’en étant branché via l’USB.

LE CHOIX DE LA BALANCE DES BLANCS

La source lumineuse est composée de 38 LEDs agencées en deux rangées de 19, réparties en modèles blanc chaud, blanc froid et ambre. La température de couleur est réglable de 1 900 à 5 600 K, soit de l’équivalent d’une bougie à celui d’une LED blanc froid. On peut ainsi adapter l’éclairage à toute situation ambiante, lumière du jour ou artificielle.

Il est possible de modifier la température de couleur de l’éclairage directement via les touches implantées sur le flanc du boîtier. Quatre préréglages sont accessibles. Deux autres touches, plus et moins, permettent un ajustement de l’éclairement sur 12 pas.

ÉTENDRE LES COMMANDES ET PARAMÈTRES AJUSTABLES

Si vous souhaitez disposer d’une plus grande palette de réglages, il vous suffit de charger sur votre Mac ou PC l’application Streamer Control, disponible sur le site du fabricant. Elle étend les paramètres réglables en donnant accès au niveau d’éclairement de chacun des trois types de LEDs. Potentiellement, une quasi-infinité de teintes de blanc est sélectionnable. Le niveau global de l’éclairement est aussi réglable.

Une fois les réglages réalisés, il faut cliquer sur « Licht ! » pour les voir appliquer. Cette option du fabricant, plutôt qu’une visualisation instantanée et linéaire des modifications, nous semble regrettable. Le Streamer est en effet avant tout destiné à des utilisateurs novices en ce qui concerne les paramètres de la lumière. Comment l’utilisateur lambda pourra-t-il se faire une idée du dosage nécessaire entre le niveau de LEDs blanc froid, blanc chaud et ambre qu’il doit choisir pour atteindre le résultat souhaité ? Seul un tâtonnement successif, en cliquant sur « Licht ! » à chaque modification, pourra lui permettre de trouver le bon réglage, qu’il s’empressera d’enregistrer dans l’un des quatre preset utilisateur disponibles. Nous avons exposé ces griefs au fabricant, lequel nous a répondu qu’une mise à jour du logiciel intégrant la possibilité de choisir entre la modification en temps réel et le préréglage à l’aveugle suivi de l’application via « Licht ! » était prévue. C’est une bonne nouvelle.

Un article d'

Eric Moutot