High End Systems Solapix 7

High End Systems Solapix 7

High End Systems Solapix 7

septembre 2022Test Lumière & Vidéo

Un joyau bien poli

High End Systems, et sa maison mère ETC, ont pour habitude de nous servir des machines de haute qualité et bien finies.
La marque est partout aux États-Unis, même si elle se fait plus discrète en France. Solapix 7 fait partie d’une gamme de trois washs dont le chiffre correspond au nombre de LEDs, avec ses grands frères Solapix 19 et 37. Découvrons donc le petit de cette famille aux traits bien affirmés.

Elle a tout d’une grande

Solapix 7 est une machine très bien finie avec des prestations haut de gamme. C’est la seule de ce comparatif à disposer d’un système de verrouillage du pan et tilt. Ça peut paraître anecdotique, mais pour la maintenance et pour fixer les embases dans les camlocks, c’est tout de même bien pratique. Pour continuer sous le projecteur, l’emplacement de l’élingue de sécurité est sur ressort, ce qui lui permet de ne pas dépasser trop sous la base. On dispose d’ailleurs de quatre camlocks pour deux crochets et ainsi sécuriser la machine (mais il sera plus dur de la loger n’importe où). La partie connecteurs se compose de DMX cinq broches In/Out, de True1 In/Out et de deux Ethernets.
À l’avant, un écran de belle taille et six boutons cachés sous une plaque pour éviter la poussière. Mais c’est vers la tête de ce projecteur que se tournent tous les regards, avec ses sept LEDs hexagonales entourées d’un léger rebord dépoli. Ce détail suffit à la sortir du lot lorsque l’on met toutes les machines les unes à côté des autres. Le tout est solide, pas léger avec 8,1 kg sur la balance, sans pour autant être beaucoup plus grosse que la concurrence.

Une interface bien réalisée

Après les 35 s de temps de démarrage, entrons dans les menus. Sur les six boutons de contrôle de la face avant, on trouve Menu/Esc, quatre flèches directrices et un bouton de validation. Dès l’adressage, on trouve les trois modules, à savoir la base, le flex (générateur d’effet pour les pixels), et la partie pixel pour les effets lampe par lampe depuis un média serveur ou une console. Si la base est activée par défaut, les deux autres sont activables en option, auquel cas les menus vont nous permettre d’être en mode Compound, c’est-à-dire que le flex est assigné juste après la base, et le pixel ensuite, ou en mode Indépendant où l’on pourra choisir la source du signal de chaque élément (DMX ou Ethernet), l’adresse et l’univers, de quoi faire venir des données de partout pour gérer les machines. Bien sûr, ensuite, on va trouver toutes les options habituelles, fréquence de la LED, test, un red shift (décalage du blanc vers le rouge à l’extinction pour émuler le comportement d’un halogène), mais nous ne disposons que d’une seule courbe de gradation.

Prise en main

Concernant le contrôle de la machine, il faudra un petit temps d’adaptation, mais on finit vite par trouver ses petits si on considère les trois modules distincts comme plusieurs projecteurs en un (il faudra bien faire vos groupes à la console pour éviter d’être perdu). La partie base comprend tous les paramètres habituels d’un projecteur de ce type, dont un canal permettant de définir quelle partie prend la main sur les LEDs. Le flex est un générateur d’effets macros en 17 canaux avec beaucoup d’options (effet, vitesse, fondu entre les pas, strobe et trois couleurs superposées), et les pixels sont juste les sept RVBB à la suite les unes des autres. Les moteurs suivent le mouvement avec un pan en 1,6 s, un tilt en 1,12 s, et le zoom réalise sa course en 1,2 s. L’intensité lumineuse restituée est très impressionnante, étant la plus importante de ce comparatif à 17° avec 1 080 lux à 10 m. Nous mesurons un zoom de 7 à 55°, dont le faisceau, sur une partie de la plage, n’est pas rond mais hexagonal comme sa source, ce qui n’est pas très important à notre avis mais nécessite d’être mentionné. Le Solapix 7 n’est pas très bruyant, avec seulement 32 dB(A) mesurés à 1 m, mais le derating est un peu important, et il faudra passer le ventilateur à la vitesse au-dessus si l’on veut garder le plus d’intensité possible. Le faisceau se démarque par son intensité mais aussi la vibrance de ses profondes couleurs. Seul le rendu des couleurs vient apporter une ombre au tableau avec des résultats qui pourraient être meilleurs. À l’usage, la machine est très plaisante à utiliser et offre de belles prestations.

Un article de

alexandre roy

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