Infinity iW-741 RDM

Infinity iW-741 RDM

Infinity iW-741 RDM

septembre 2022Test Lumière & Vidéo

Le challenger

Marque de la famille Highlite, qui détient également Showtec, Infinity déploie toute une gamme de produits et de consoles consacrés au marché professionnel. Cependant, c’est la marque la plus discrète de ce comparatif, mais qui gagne à être connue pour ses machines aux tarifs abordables tout en conservant un bon niveau de qualité. Ce iW-741 RDM va-t-il suivre le même chemin ? On en parle tout de suite.

Un style original

Si vous prenez le temps d’aller voir la gamme Infinity, vous verrez que l’ensemble des projecteurs partagent des bases similaires coniques qui font la signature de la marque et permettent de les repérer d’un seul coup d’œil. Cette base, justement, nous propose d’un côté un écran de taille moyenne entouré de 10 boutons cliquables (peut-être un peu trop, on y reviendra). À l’arrière, la connectique n’est pas vraiment au goût du jour, avec du DMX trois broches In/out et du Powercon In/Out. Mais il sera possible, à la commande, d’opter pour du DMX cinq broches. Sur les côtés, deux poignées bien pratiques sont moulées dans la carcasse, pas énormes mais suffisantes vu le poids léger de la machine (pas tant que ça relativement aux autres, avec 9 kg tout de même).
Enfin, en dessous, on trouve deux camlocks pour un unique crochet, et un pas de vis central pour un crochet du même gabarit que ceux des Mac Aura. Bien pensé et pratique. La IW-741 reposant sur quatre gros patins en caoutchouc, on aura le loisir de laisser l’élingue de sécurité fixée à l’un des deux points d’accroche. La tête et les bras sont un peu bruts de fonderie, avec beaucoup de vis apparentes, mais la lentille a un look sympa, entourée d’un système anti-lumière parasite (souvent en option chez les autres marques) aux contours hexagonaux (aussi appelé Eggcrate), qui va donner une signature visuelle sympathique à la source. Décidément, la forme hexagonale ne nous lâche pas tout au long de ce comparatif.

Les menus

Après un démarrage en 1 mn, un peu plus long que la moyenne, faisons un tour par les options de paramétrage du menu. Dix boutons vous attendent. Cinq en haut pour un accès rapide à certaines options (menu, mode, paramètres pan/tilt et orientation de l’écran, adresse et retour arrière), et cinq de navigation en bas avec droite-gauche haut-bas et valider. Quand on connaît bien ces machines, ça doit aller vite, mais lorsque l’on vient d’autres marques, on cherche un peu ses repères. Deux modes nous sont proposés, de 15 ou 20 adresses DMX. La IW-741 est également compatible RDM, et une option à l’achat permet une compatibilité au DMX sans-fil. On peut gérer la fréquence des LEDs, définir une plage de pan ou tilt limitée pour une utilisation contre un mur, et lancer neuf programmes automatiques depuis le menu, avec un mode Master permettant de piloter d’autres projecteurs.

Passons-le au grill

Pour un challenger, iW-741 RDM s’en sort plutôt bien. La quantité de lumière à 17° est un peu faible comparativement, mais nous avions activé l’option Output Mode en blanc, qui va nous donner une belle lumière blanche mais moins intense (voir le graph de débattement du zoom pour les niveaux). Les couleurs sont profondes, et la gestion du blanc ne sera pas un souci pour des applications exigeantes. Tous les blancs sont un peu plus froids qu’indiqués dans la charte DMX, mais ce sera facile à corriger. Les vitesses de déplacement sont impressionnantes pour cette machine de 9 kg, dans les meilleurs scores de ce comparatif : 1,45 s pour le pan, 0,7 s pour le tilt et 0,7 s pour le zoom. On a ici le zoom le moins large de notre test, avec 52,5° maximum, ce qui est déjà très bien, mais c’est juste que la plage est décalée, car c’est aussi le zoom le plus serré au tenth peak, avec 5° d’ouverture. Le bâton tranche l’air comme dans du beurre, c’est du tout bon. Tout ça se fait dans des niveaux sonores très faibles, avec seulement 29,5 dB(A) pour le ventilateur en automatique. Les mouvements rapides de pan et tilt sont plus bruyants, et lors de nos effets rapides enchaînés, on obtient 46 dB(A) (mais les mouvements rapides ont souvent lieu lors de moments bruyants de toute façon). Ajoutez un IRC de 74,5 (dans les meilleurs mesurés sur ce comparatif) et vous obtenez un produit qui ne rogne pas sur la qualité.

Un article de

alexandre roy

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