EP 2 – Les différents systèmes colorimétriques
Après avoir parlé des fondamentaux de la liaison console/projecteur dans le tutoriel précédent, entrons dans le vif du sujet en commençant par la couleur. Ce n’est pas le thème le plus simple pour débuter tant il existe de systèmes colorimétriques différents, mais ce sont les paramètres les plus présents dans les asservis.
Les systèmes colorimétriques existants
De nombreuses techniques existent pour faire de la couleur. Pour maintenir le sujet dans des proportions acceptables, nous allons diviser ce tutoriel en deux parties, la présentation des systèmes colorimétriques en premier lieu et le passage en revue des outils des consoles dans le prochain numéro.
La trichromie soustractive
Système colorimétrique le plus connu après les gélatines, massivement utilisé à la grande époque des projecteurs à décharge, la trichromie en cyan, magenta jaune est toujours utilisée pour colorer une source blanche comme dans les lyres spots et beam, qu’elles soient à lampe, LED ou laser. Mécaniquement, il existe deux grands systèmes, les peignes ou les roues. Dans les deux cas, des lamelles de couleur sont amenées progressivement devant le faisceau, par rotation ou translation latérale. Par défaut, dans les chartes DMX, ces paramètres sont à 0, le faisceau est donc blanc, et on vient plus ou moins les placer devant le faisceau en fonction de la valeur DMX envoyée, jusqu’à 255 en 8 bits ou 65 536 en 16 bits.
Les roues de couleur, la soustraction améliorée
Les projecteurs qui se veulent légers ou économiques vont souvent délaisser des modules de trichromie lourds (ou chers) au profit d’une roue de couleurs. Et malgré la présence de trichromies soustractives dans les asservis plus haut de gamme, on va également y retrouver ces mêmes roues. En effet, la trichromie soustractive a ses limites, notamment pour créer des pastels ou des couleurs très profondes comme les rouges ou les bleus tout en conservant assez de lumière.
Techniquement, nos roues proposent la plupart du temps plusieurs modes de fonctionnement, soit le passage d’une couleur à l’autre de manière absolue (mode snap ou step), soit une transition continue entre deux teintes permettant de réaliser une demi-couleur (mode proportionnel ou continu). On y trouve également une rotation infinie de la roue, fonctionnalité il faut l’avouer moins utilisée car peu esthétique.
Le principal inconvénient des roues de couleurs vient du fait que les changements de couleur se déroulent à vue, l’action du moteur nous fait potentiellement passer devant plusieurs teintes différentes pour accéder à la couleur demandée. Pour pallier cela, plusieurs actions sont mises en œuvre par les fabricants. Tout d’abord proposer les couleurs les plus utilisées en premier, le rouge par exemple. Ensuite, empêcher la roue d’utiliser les temps de transfert – la couleur change alors le plus rapidement possible.






