EP 7 – Zoom, iris, net, strobe, frost
Ce septième volet va clore notre tour des paramètres classiques d’un asservi. Zoom, net et iris jouent sur la taille et la netteté du faisceau, le stroboscope a connu une mutation profonde avec l’arrivée de la LED, et le frost reste sans doute le plus sous-exploité de nos canaux DMX. Nous allons donc définir ces paramètres et leurs contraintes avant de voir comment la console manipule leurs moteurs.
Zoom et net, le tandem optique
On associe souvent ces deux paramètres car ils partagent le même principe mécanique : une lentille qui se déplace le long de l’axe optique. Pour le zoom, ce déplacement resserre ou élargit l’angle de sortie du faisceau ; le net ajuste la distance de mise au point d’un gobo, d’un iris ou du bord d’un couteau. Les deux sont des paramètres linéaires par essence, au même titre que Pan, Tilt ou intensité : parcourir le canal de 0 à sa valeur maximale entraîne un déplacement régulier et continu, sans à-coups (à de très rares exceptions comme certains « overdrive » serrant plus le zoom mais au prix d’un impact dégradé).
Sur la charte DMX, rien de bien compliqué : un canal 8 ou 16 bits, sans ranges ni modes, à l’image de ce que l’on a vu pour la position dans notre premier tutoriel.
Quelques machines proposent un autofocus, le net s’ajustant automatiquement quand on bouge le zoom pour conserver une image nette sur toute la plage. Sur le papier, c’est un confort appréciable, mais très rarement efficace et donc souvent oublié. Dans la console, on ne trouve pas d’interface dédiée : un encodeur rotatif suffit à les manipuler comme pour tout paramètre linéaire. Seul vrai point de vigilance pour le pupitreur : les prismes sont souvent positionnés entre les deux lentilles net et zoom, le projecteur va donc souvent les déplacer de manière automatique pour les laisser passer, on ne pourra donc pas toujours avoir le prisme au plus serré.
![[c] Arphoto](https://sonomag.fr/wp-content/uploads/2026/09/02-sonomag-tutoriel-lumiere-asservisetconsoles06-optique.jpg)
On aperçoit aussi le mécanisme du frost et le moteur du prisme au fond.
L’iris, fermer le diaphragme
Contrairement au zoom, qui modifie l’angle de sortie du faisceau, l’iris agit sur son diamètre à angle constant : un jeu de lamelles métalliques se referme en cercle pour réduire la taille de l’ouverture, jusqu’à pouvoir fermer complètement le faisceau. On le trouve surtout sur les spots et profile, situé en règle générale juste avant ou après le plan des gobos. Mécaniquement, l’insertion de l’iris abaisse donc la quantité de lumière totale projetée.





