Rampe de LEDs Prolights EclCyclorama 100

Rampe de LEDs Prolights EclCyclorama 100

Rampe de LEDs Prolights EclCyclorama 100

février 2022Test Lumière & Vidéo

Une cycliode LED à tout faire

Marque italienne distribuée par ESL en France, Prolights dispose d’une large gamme de projecteurs dans des catégories très diverses comme l’événementiel, la vidéo ou encore le théâtre. La gamme s’enrichit avec les Eclypse Cyclorama 50 et 100, deux rampes très discrètes destinées, comme leur nom l’indique, à l’éclairage de cycloramas, mais pouvant également faire office de bain de pieds. ESL nous a prêté une EclCyclorama 100 afin que nous puissions nous en faire une opinion. Alors, allons-y !

Déballage

ESL nous a envoyé un flight case avec le projecteur et trois accessoires : deux volets afin de couper le flux en haut et en bas et un filtre diffuseur 30 – 60°. Ceux-ci sont toutefois optionnels, et seul un câble d’alimentation vous sera fourni à l’achat.
La machine est vraiment légère, avec moins de 10 kg sur la balance, et très pratique à manipuler grâce à un renfoncement de chaque côté faisant office de poignée. Ajoutez à cela des dimensions vraiment réduites – 1 m de large sur 12 cm de haut –, et vous obtenez une machine qui saura se faire oublier, même au proscenium. Car oui, si le projecteur est un éclairage de cyclorama avant tout, vous pourrez également vous en servir pour éclairer des podiums de mode ou comme rampe de scène.

Sur le dessus de la machine, l’écran, facile d’accès bien que petit, dispose d’une résolution suffisante pour effectuer tous les réglages nécessaires. L’arrière est entièrement noir, ce qui contribue encore à sa discrétion. Le seul élément qui ressort est l’antenne W-DMX, qui trahit la présence d’une carte de réception sans fil de Wireless Solution. Les connectiques sont bien rangées de part et d’autre de la machine, avec de chaque côté du DMX cinq broches, True One et port Ethernet, le tout permettant de relier aisément les machines entre elles.
Sous le projecteur, on trouvera quatre camlocks pour oméga afin de positionner toutes sortes de crochets (Prolights propose beaucoup d’accessoires en option pour cela) et quatre pieds ajustables en hauteur à l’aide de boutons de blocage afin de régler l’angle de projection.

Enfin, l’avant de la machine est divisé en huit zones non pixellisables, chacune composée de LEDs multicouleurs RVB et blanc chaud, le tout recouvert d’une vitre et d’un diffuseur. Les deux volets ne s’accrochent pas de la même façon. Le premier peut se glisser dans une rainure située sur le haut de la machine et dispose d’une sécurité ; celui du bas se visse à même la carcasse à l’aide de vis imperdables.

Une pléthore de modes

L’abord des menus de configuration est agréable. On pourra aisément régler le type de protocole employé, l’adresse IP, la fréquence de rafraîchissement de la LED, etc. et choisir le mode DMX. Ici, il faudra décider d’une utilisation en mode Tour ou Théâtre, chacun de ces modes disposant de sous-modes entre un et 17 canaux DMX. On en vient presque à regretter qu’il y en ait tant, et on ne travaillera sans doute finalement qu’avec trois ou quatre d’entre eux. Les différences fondamentales entre les modes Tour et Théâtre résident dans la gestion de la balance des blancs (notamment la correction de la teinte vert/magenta).
Le projecteur ne dispose que d’une seule courbe de gradation square, et il ne vous sera proposé, soit via les menus soit dans certains modes DMX, que de modifier le temps de fondu de cette courbe (même si, la plupart du temps, on conservera ce paramètre sous la main à la console).

Un peu de lumière !

Après un temps de démarrage extrêmement court de trois secondes, le projecteur est prêt à répondre à nos moindres demandes. Ne vous fiez pas aux valeurs d’éclairement, qui sont ponctuelles : le projecteur projette à 60° dans les deux sens et il ne jouera jamais seul sur un cyclo. Le flux est en effet bien présent et les couleurs profondes. L’étale et la diffusion ne sont pas en reste, et on pourra éloigner les projecteurs d’un mètre ou plus l’un de l’autre sans différence notable sur le rendu. Cependant, pour un cyclo de bonne hauteur, il faudra toujours une deuxième rangée sur perche.
Après quelques minutes d’allumage, on attend le démarrage des ventilateurs… qui ne viendra jamais, car le refroidissement se fait de manière entièrement passive. Mais il y a forcément un revers à cette médaille. La température monte graduellement, et l’éclairement est atténué au bout de 35 minutes par un système de protection baissant graduellement l’intensité des LEDs une fois la température de 70° atteinte en interne, afin de préserver la durée de vie du projecteur. Une fois une valeur d’éclairement permettant au projecteur de maintenir une température interne correcte atteinte, la valeur de lumière mesurée se stabilise.
L’unique courbe de gradation disponible est très propre, et le fait d’avoir choisi une square permet une montée d’intensité en douceur. Avec une volonté affichée de proposer un usage bain de pieds, Prolights a mis l’accent sur le rendu des couleurs. Pour réaliser un beau blanc, autant utiliser le canal de température de couleur, qui s’étend de 2 800 à 7 500 K.
Selon nos mesures, les rendus sont assez précis, avec un 3 200 K parfait et un 6 000 K annoncé donnant 6 300 K sur notre spectromètre. S’il vous faut encore retoucher la teinte, un canal supplémentaire disponible en mode Théâtre permet d’ajuster légèrement le réglage dans les verts ou les magentas.

Un article de

alexandre roy

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