L’Arsenal d’Adamson

L’Arsenal d’Adamson

L’Arsenal d’Adamson

octobre 2020Reportage Son

Quand MPM donne le La

Projet précurseur et ambitieux au service de la création et de l’innovation artistique, la Cité musicale – Metz est la maison de toutes les musiques et de la danse de la ville. Se situant à la croisée des genres et des publics, la Grande Salle de l’Arsenal est désormais l’une des plus prestigieuses d’Europe. Il a donc été décidé de faire évoluer son équipement de diffusion sonore afin d’offrir le meilleur à ce lieu d’exception. Un défi relevé de main de maître par MPM et Adamson, pour le plus grand plaisir des équipes techniques et du public.

Avec ses 1 354 confortables places, l’emblématique Grande Salle de l’Arsenal bénéficie d’une acoustique exceptionnelle qui en fait l’un des lieux de diffusion et d’enregistrement privilégiés, notamment de la sphère baroque. Mais c’est à l’occasion d’un concert de Kenny Garrett, saxophoniste de génie qui a notamment partagé la scène avec Miles Davis, que nous avons été chaleureusement conviés à venir découvrir le nouveau système de diffusion Adamson mis en œuvre par la société MPM, habituée des lieux depuis de nombreuses années. Une évasion « préconfinement » qui fait du bien, aux côtés des principaux protagonistes de ce défi.

LE CHOIX DES PASSIONNÉS

Il en faut, de la passion, pour assurer l’accueil technique de plus de 400 manifestations par an ! Mais l’expérience et la maîtrise sont également indispensables. Des qualités dont dispose Joseph André, directeur technique de l’Arsenal, et qui nous font mieux comprendre la genèse de ce projet.

SONO Mag : Comment s’est orienté le choix du nouveau système de diffusion de l’Arsenal ?

Joseph André : Lorsque nous avons rédigé le cahier des charges, le principe consistait pour nous à faire une présélection, sur dossier, de sociétés qui pouvaient nous permettre de réaliser des tests en conditions réelles. Nous avons ensuite dédié une journée d’essais pour chaque entreprise qui avait été retenue. Pour ce faire, nous avons constitué un jury composé de personnel interne, avec un petit coup de main de l’extérieur également. Chaque journée était organisée de la même façon, avec une présentation théorique du système et de l’ensemble de la gamme – le montage, le calage… –, puis une séance d’écoute d’une sélection de titres musicaux.

SONO Mag : Le cahier des charges comportait-il des particularités susceptibles de poser des difficultés aux postulants ?

J. A. : Nos demandes spécifiaient bien que le système devait prévoir la couverture des balcons et des loges afin que nous n’ayons plus à rajouter ponctuellement des enceintes de débouchage sur pieds ou sur lyres, ce qui nous prenait beau-coup de temps. D’autre part, le système devait pouvoir être suffisant sans subs, notamment dans le cas de sonorisation d’orchestres symphoniques où le plateau doit être totalement libre et dégagé. Il y a donc eu une écoute attentive sur la réponse en fréquences du système seul.

SONO Mag : Cette notoriété est notamment due à l’acoustique si particulière de la salle. Cela a-t-il joué un rôle important dans vos décisions ?

J. A. : L’acoustique de cette salle est en effet remarquable pour ce qui concerne la musique non ou peu amplifiée, mais pas forcément évidente à travailler pour le reste. Nous en sommes bien conscients, mais nous souhaitions avoir la diffusion la plus homogène possible entre les premiers rangs et le haut de la salle sans ajouter de délais, ce qui n’était pas une mince affaire !

un article de

cédric huet

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