Le Grand T de Nantes

Un article d’
Eric Moutot
Lâaudace de la diffĂ©rence
Le Grand T a Ă©tĂ© inaugurĂ© en 1983. Il emploie aujourdâhui 45 permanents dont 20 dans lâĂ©quipe technique, plus 15 intermittents Ă©quivalents temps pleins. Plus que vers la crĂ©ation, lâactivitĂ© du lieu sâoriente sur la diffusion de spectacles. AprĂšs des annĂ©es de bons et loyaux services, le systĂšme de sonorisation en place se devait dâĂȘtre remplacĂ©. Lâambition du projet : implanter une solution pertinente pour les 15 annĂ©es Ă venir, et dont lâempreinte sâadapte aux contraintes artistiques.
A la manĆuvre pour relever le dĂ©fi, Patrick Morilleau, qui est depuis quatre ans le directeur technique adjoint du Grand T. Il nous accueille dans la magnifique salle de huit-cent-soixante-dix-neuf places oĂč ont rĂ©sonnĂ© en leur temps les voix de Jean Marais, Edwige FeuillĂšre ou Anouk AimĂ©e. La programmation reste aujourdâhui majoritairement théùtrale, mais la danse, le cirque ou la musique complĂštent le programme.
SONO Mag : Quand se décide-t-on à changer une diffusion installée ?
Patrick Morilleau : Le prĂ©cĂ©dent systĂšme Ă©lectroacoustique avait Ă©tĂ© implantĂ© il y a seize ans. Le rĂ©sultat en salle avait perdu de lâhomogĂ©nĂ©itĂ©, souffrait dâun point chaud au centre et de manques en pĂ©riphĂ©rie. La solution de couverture des premiers rangs nâavait jamais Ă©tĂ© trouvĂ©e. Nous ajoutions bien des enceintes en bord de scĂšne sur le plateau, mais neuf fois sur dix, la premiĂšre chose que faisait le metteur en scĂšne Ă©tait de les supprimer. Nous avions donc identifiĂ© les problĂšmes Ă rĂ©soudre, restait Ă dĂ©finir le cadre de ce que nous souhaitions. Pendant une annĂ©e, nous avons menĂ© une discussion ouverte avec quatre fabricants majeurs dâenceintes, pour nous permettre de mieux comprendre les choix qui sâoffraient Ă nous avec des solutions technologiques modernes.
SONO Mag : Lâoffre est aujourdâhui vaste, comment dĂ©terminer la direction Ă prendre ?
Patrick Morilleau : Les propositions Ă©taient en effet trĂšs diverses. Nous sommes allĂ©s jusquâĂ Ă©voquer les solutions de type WFS (synthĂšse de champ acoustique â nda), mais se posait le problĂšme de lâaccueil des compagnies, ce qui reprĂ©sente 90 % de notre activitĂ©. Les troupes arrivent avec un son stĂ©rĂ©o, le standard encore aujourdâhui. Nous aurions dĂ» en permanence rĂ©duire notre systĂšme WFS Ă une diffusion gauche/droite. Nous avons donc choisi de rester sur du « traditionnel », en line-array frontal, avec comme objectif dâobtenir un plan de diffusion Ă©vitant la localisation des sources hors cadre de scĂšne.
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