Le Plan à Ris-Orangis

Le Plan à Ris-Orangis

Le Plan à Ris-Orangis

mars 2021Reportage Son

L’excellence au service de la création

Salle de concert née en 1984 et tout récemment labellisé Smac par le ministère de la Culture, Le Plan a déménagé il y a une poignée d’années de son emplacement historique de la rue Rory Gallagher à l’avenue Louis Aragon, toujours à Ris-Orangis (Essonne). L’occasion pour son équipe de faire perdurer la légende dans une structure flambant neuve, idéalement placée aux portes de Paris. Salles de spectacle dotées d’un équipement digne des grandes tournées, studios d’enregistrement et de répétitions, actions culturelles… (re)découverte d’un temple de la création musicale.

Nous avons rendez-vous avec Benjamin Feuillade, ingénieur du son, dans cette structure bien connue du monde de la musique live en France. L’occasion d’y croiser Philippe Dubich, venu en résidence avec Ayo, l’artiste avec laquelle il travaille en ce moment. 

UN LIEU MOTEUR DE CRÉATION

Des dessins, des photos, des souvenirs en tous genres, une paire de side fills… seuls quelques vestiges de la salle originelle témoignent de son riche passé. Mais c’est surtout une salle ultra-équipée et composée d’une équipe de professionnels passionnés que je découvre. En tête de file, Jean-Noël Paquier, directeur technique du lieu, m’embarque pour une visite guidée placée sous le signe de la haute technologie.

SONO Mag : Peux-tu nous décrire l’infrastructure du Plan ?

Jean-Noël Paquier : Le Plan est labellisé Smac (Scène de musiques actuelles). Nous disposons d’une salle de concert de 830 places debout, avec une partie gradinée, d’un club de 200 places debout, qui sert également parfois de salle de répétitions ou de loge, de deux studios de répétitions reliés à une régie d’enregistrement, ainsi que d’espaces d’accueil, de bureaux pour l’administratif et la logistique, d’un restaurant, et même d’un toit-terrasse végétalisé ! C’est un véritable lieu de vie disposant de tous les moyens nécessaires au processus de création. Nous avons pour vocation d’accompagner chaque année cinq groupes ou artistes en développement. Nous sommes au cœur d’un vivier de musiciens de tous horizons, avec une prédominance de musiques urbaines.

SONO Mag : Vous proposez également un éventail de formations à destination des musiciens.

J.-N. P. : Nous organisons en interne des modules de formation ou de découverte d’un an autour du métier de musicien. Cela va de l’apprentissage de la rédaction d’une fiche technique jusqu’au montage d’une production. S’il reste quelques points à appréhender à l’issue de ces cursus, nous continuons à accompagner les participants dans leur démarche d’apprentissage.

SONO Mag : Vous êtes également ouverts sur l’international, et notamment l’Afrique.

J.-N. P. : Nous allons d’ailleurs prochainement recevoir un artiste ivoirien en résidence pendant trois mois. Nous organisons également le festival EM Fest, pour le Festival Essonne-Mali. C’est une opération importante pour nous, qui nous permet chaque année d’accueillir des artistes, tels que Salif Keïta ou Fatoumata Diawara.

Un article de

Cédric Huet

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