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Les washs 7 LEDs : 40/45 W

par | 9 Sep 2026

La révolution de l’IP

Vous vous souvenez du comparatif des washs 7 LEDs paru il y a quelques années dans ces mêmes colonnes ?
Depuis, le marché a bien évolué et l’IP65 s’est imposé. Nous avons donc décidé de relancer ce dossier avec une nouvelle fournée de lyres washs outdoor. Au programme : 10 références passées au crible pour vérifier si l’étanchéité se fait sans compromis. Première partie aujourd’hui avec les modèles à LEDs de 40 et 45 W.

La méthode

Nous allons suivre la même philosophie que le précédent comparatif, mais en apportant quelques évolutions dans les mesures. Voici les rubriques que nous avons retenues, et pourquoi.

  • Le derating
    Une LED qui chauffe, c’est une LED qui perd en efficacité : c’est le principe du derating. Pour le mesurer, nous activons chaque machine à 100 %, toutes LEDs allumées, et nous relevons la quantité de lumière émise toutes les cinq minutes pendant une heure. La courbe obtenue indique à quelle vitesse le projecteur perd en intensité lumineuse, et surtout s’il se stabilise ou continue de descendre. C’est une donnée particulièrement critique pour les machines IP65 dont le boîtier fermé complique l’évacuation thermique. Nous attribuons quatre étoiles pour une perte inférieure à 5 %, trois étoiles jusqu’à 15 %, deux étoiles jusqu’à 30 %,
    une étoile au-delà.
  • Le R15
    Le R15 mesure la fidélité de rendu des couleurs sous la lumière blanche du projecteur. Il affiche 15 teintes de référence, et une valeur Ra est proposée, souvent confondue avec l’IRC, qui fait la moyenne des huit premières teintes. Nous portons donc une attention particulière au R9, oublié dans ce calcul, indice du rendu des rouges, souvent le point faible des sources à LEDs et déterminant pour le rendu des carnations. Les mesures sont réalisées sur le blanc le plus cohérent de chaque machine.
  • Le TM30
    Plus complet que le R15, le TM30 fournit deux indicateurs : le Rf (coefficient de fidélité colorimétrique) et le Rg (coefficient de saturation). Le graphique en radar permet de visualiser les teintes déformées ou sursaturées. L’écart se voit si la courbe sort du cercle de référence, et des vecteurs (flèches) indiquent le sens et l’intensité de la variation. Un projecteur destiné à la face ou à la télévision sera jugé plus sévèrement sur ce critère qu’une machine d’effets.
  • Le CIE1931
    Le diagramme CIE1931 représente les coordonnées chromatiques des primaires de chaque projecteur dans l’espace colorimétrique visible. Nous calculons le pourcentage de l’espace ProPhoto RVB couvert par l’enveloppe convexe des primaires :
    plus ce chiffre est élevé, plus la palette de couleurs accessibles est étendue. Le graphique associé permet de connaître les teintes atteignables par notre projecteur.
  • Les courbes de gradation
    Si elles sont disponibles, nous mesurons deux courbes pour ce comparatif : la linéaire et la square, émulation de la gradation halogène très utilisée en spectacle vivant. Une gradation saccadée, visible à l’œil ou révélée par les mesures, est sanctionnée. La note reflète la propreté et la régularité des courbes obtenues.
  • Le profil du faisceau
    Nous réalisons cette mesure à 5 m, faisceau calé à 17°, en relevant la lumière reçue par la cellule tous les 10 cm à partir du centre. Elle permet de visualiser la qualité de l’étale : un bon wash affiche un plateau central plat suivi d’une décroissance régulière et symétrique vers les bords ou une courbe en cloche. Toute asymétrie ou irrégularité notable est pénalisée.
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