LIGHT RIDER

Un article de François Guillet
Clubbing & Riding
Nicolaudie est connu pour ses contrĂŽleurs lumiĂšre entertainment et architecturaux, vous savez les boĂźtes jaunes, ou rouges, ou vertes mais aussi bleues, de la taille dâun paquet de cigarettes, que ce soit Sunlite, Easy Stand Alone ou Stick. Light Rider est une de leurs derniĂšres marques, câest dâailleurs autant un concept quâune marque. Clairement, le but est de donner un maximum dâeffets en un minimum de temps pour les utilisateurs dâeffets lumiĂšre de clubs ou autres sonomobiles.
LâASPECT, LE SYSTĂME DâACCROCHE, LA MANIPULATION, LE MODE DâEMPLOI
Le boĂźtier en lui mĂȘme est en plastique, opacifiĂ©, comme fumĂ©, avec quatre connecteurs, un afficheur Ă deux caractĂšres, trois diodes et trois boutons. Les deux embases DMX femelles sont en trois points, normal sur un produit de ce prix. Ce boĂźtier permet de contrĂŽler millevingt-quatre canaux DMX, donc deux univers. On est bridĂ©s Ă un seul avec le logiciel Light Rider, mais utilisable avec deux en option sur Sunlite ou ESA. Bien entendu, il peut fonctionner en autonome avec une horloge et un calendrier ou en rappelant les mĂ©moires avec les petits boutons noirs. Un connecteur HE10 permet de gĂ©rer huit contacts secs pour des dĂ©clenchements externes. Le plus intĂ©ressant est probablement la connectivitĂ© wi-fi qui permet Ă la boĂźte noire dâĂȘtre reliĂ©e Ă un iPad ou Ă une tablette Android.
La capacitĂ© mĂ©moire est de 128 Ko, de type flash. Notons le connecteur de type USB-C, comme les derniers tĂ©lĂ©phones Samsung, pour alimenter le boĂźtier ou le relier Ă un PC ou Ă un Mac. Les modes dâemploi sont Ă©ditĂ©s en allemand, en anglais, voire en italien, mais pas en français. Bon, câest dommage, dâautant que la clientĂšle potentielle de cette application nâest pas forcĂ©ment celle qui parle le mieux lâanglais, par manque dâexpĂ©rience notamment. Mais on mâannonce que la version française est en cours de traduction et arrivera rapidement. Le principe est donc de connecter ce boĂźtier Ă un iPad ou une tablette Android pour afficher lâinterface utilisateur. Un PC peut aussi faire lâaffaire mais lâapplication est clairement optimisĂ©e pour un Ă©cran tactile.
LE CONCEPT ET LA MANIPULATION
Au dĂ©but du mode dâemploi, lâutilisateur trouve un texte qui explique Ă la perfection la raison dâĂȘtre du Light Rider. En lâoccurrence, son crĂ©ateur, Mr Simon Bennett, sâest rendu compte lors dâun salon BPM en Angleterre quâil y avait sur le marchĂ© de trĂšs nombreux pupitres et applications destinĂ©s Ă gĂ©nĂ©rer du DMX mais que la seule chose que cherchent les DJs est le gĂ©nĂ©rateur dâeffets intĂ©grĂ© aux projecteurs. En fait, ils souhaitent avoir le meilleur des shows mais nâont absolument pas le temps de programmer des effets ou mĂȘme dâapprendre Ă utiliser les outils disponibles. Le constat a donc Ă©tĂ© Ă©tabli quâil Ă©tait intĂ©ressant de sortir de cette dictature des « scĂšnes » et des « pas de sĂ©quences » et de gĂ©nĂ©rer des effets par dĂ©faut avec une interface familiĂšre, inspirĂ©e des jeux sur ordinateurs, des claviers de synthĂ© ou des logiciels de MAO. LâidĂ©e est excellente et lumineuse. Donc lâutilisateur commence par patcher ses machines en ligne car la bibliothĂšque nâest pas intĂ©grĂ©e Ă lâapplication. Puis il dĂ©couvre une interface simplissime avec lâĂ©quivalent de deux cadrans de tableau de bord, deux reprĂ©sentations de platines DJ en somme, une pour les mouvements de machines et lâautre pour les couleurs. Ce sont des roues dĂ©coupĂ©es en segments, chacun dâentre eux dĂ©marrant un effet.
Au centre de chaque « platine », vous cliquez sur trois symboles qui transforment la roue en rĂ©glages de vitesse, dâamplitude et de dĂ©calage. Les effets mouvement sâappliquent sur tous les projecteurs ayant un miroir ou une lyre. A noter que lâamplitude des mouvements et leur zone dâaction se rĂšglent trĂšs facilement, ce qui est un trĂšs bon point pour Ă©viter les effets qui se dispersent dans tous les sens. De mĂȘme, les effets de couleur sâappliquent sur toutes les machines couleurs sans nĂ©cessiter de sĂ©lection. Les chases de couleurs se crĂ©ent quasi spontanĂ©ment avec une interface intelligente. Le strobe a son affichage dĂ©diĂ©, les freeze de mouvements et les black out aussi, de mĂȘme quâun blinder et un effet « wow » qui flashe de partout en alĂ©atoire. Enfin, une partie « sub » permet de gĂ©rer lâintensitĂ© lumineuse de chaque groupe, par dĂ©faut tout est au taquet, câest probablement la partie qui est le moins utilisĂ©e dans lâapplication !
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