Martin ERA 150 Wash

Martin ERA 150 Wash

Martin ERA 150 Wash

septembre 2022Test Lumière & Vidéo

Le petit nouveau

Annoncé au Prolight + Sound de Francfort 2022, ERA 150 Wash vient compléter la famille ERA, accompagné d’un projecteur jumeau auquel on a retiré le mouvement, l’ELP Par. Remplaçants respectivement la lyre Rush MH 6 et le Rush Par 2 RGBW Zoom, bien connu du monde du théâtre, ils viennent apporter tout le bénéfice des LEDs 40 W à cette gamme qui n’avait pas été renouvelée depuis longtemps. Sans plus attendre, allons-y.

 Du pur Martin

On commence à connaître le style anguleux assumé du constructeur danois. Les bras portent la griffe de la marque, et le corps ressemble à s’y méprendre aux autres machines de la gamme, la tête en plus petit et moins d’angles à se mettre sous la dent. En effet, c’est un petit projecteur que nous avons là, pas autant que le Chauvet et le Robe, mais compacte tout de même. La base comporte à l’avant un petit écran accompagné de quatre boutons. On est surpris de ne pas retrouver ici l’interface habituelle Martin, figurant sur les plus gros produits de la marque. À l’arrière, la connectique est très simple, DMX cinq broches In/Out et alimentation en True1 In/Out. Ce qui pose tout de suite la question de la compatibilité du projecteur avec le logiciel P3 maison. Mais nous y reviendrons.
Sous l’engin, deux camlocks attendent leurs omégas, et on aperçoit une accroche pour câble de sécurité. Tout est là. La tête, elle, présente le style traditionnel de ses concurrents avec le design de lentille éprouvé permettant un rond de belle facture. Du classique donc, sans surprise.

Les menus

Le ERA 150 Wash est prêt en 30 s après son allumage. Pas de bouton d’allumage, il n’y en a d’ailleurs sur aucun des projecteurs testés dans ce comparatif. L’écran nous affiche l’adresse et le nombre de paramètres utilisés, ainsi que la température des LEDs. À cette étape, on aime les petites attentions du constructeur. Par exemple, en appuyant sur haut et bas en même temps, on tourne l’affichage de 180°, mais en maintenant Menu appuyé deux secondes, on obtient le même réglage, ainsi que l’option de reset de la machine. Les menus sont classiques, avec le changement d’adresse, de mode, courbes, vitesse du ventilateur… Une option retient notre attention au niveau de la gestion de la couleur. Le mode Raw permet d’utiliser l’intensité maximale du projecteur, le mode Étendu va proposer des blancs calibrés mais des teintes saturées, et le mode calibré va permettre à tous les projecteurs d’utiliser les mêmes teintes, mais avec une perte en saturation à la clé. Un seul mode DMX de 18 paramètres s’offre à nous, donc pas d’interrogations à avoir de ce côté-là.

Le test

ERA 150 Wash est une machine classique, sans fioritures. Nous avons opté pour le mode calibré lors de ce test, donc moins lumineux que ce qu’il peut faire, et l’intensité émise s’est située dans la moyenne des concurrents, loin cependant des records du High End et du Mini-B. Par contre, le derating n’a jamais été un souci, avec encore 94 % de la lumière initiale au bout d’une heure, un excellent score. Le niveau sonore est tout à fait correct, avec 31 dB(A) en mode automatique, mais plus important 44,7 dB(A) avec mouvements de zoom et de position cumulés. Parlons de ces derniers paramètres : le pan met 1,45 s à réaliser sa course, le tilt 0,75 s, et le zoom 0,66 s (le record de ce comparatif). Nous avons mesuré le blanc de base de 6 000K à
6 600K. Un peu froid, mais facile à corriger à l’aide du paramètre dédié bien pensé car il place le 6 000 au milieu de sa course, permettant de monter en température pour du plus froid ou de baisser vers le chaud (alors que certains projecteurs nous font passer par le 1 800 ou 2 200K lorsque que l’on utilise ce paramètre, gênant en cas de temps de fondu un peu long entre deux couleurs). Le zoom, quant à lui, dispose d’une belle course, avec 5,3°-56,7°, dans la moyenne de ce comparatif. La machine est réactive, le bâton bien défini, et la vitesse de mouvement est au rendez-vous. On en redemande. Seule ombre au tableau, la non-compatibilité de cette machine avec le système P3 de Martin. On pensait que tous les projecteurs de la marque allaient y passer, surtout ceux équipés de plusieurs LEDs, mais ce n’est pas le cas de celle-ci ni de l’ELP Par. Et c’est bien dommage tant il est facile de réaliser de nombreux effets à l’aide de ce système qui permet de placer les projecteurs sur un espace en x/y et d’utiliser les pixels des LEDs pour projeter des effets ou une vidéo. Dommage donc.

Un article de

alexandre roy

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