Martin Mac aura PXL

Martin Mac aura PXL

Martin Mac aura PXL

avril 2021Test Lumière & Vidéo

Le renouveau d’une légende

Le Mac Aura, c’est un mythe. Le projecteur, qui n’est plus à présenter, a fait les grandes heures de Martin Lighting. Présent dans quasiment tous les parcs matériels et dans de nombreux lieux, fiable, robuste, cette machine a fait le bonheur de toute une génération d’éclairagistes. C’est dire si la pression était grande pour Martin à la veille de la présentation de ce nouveau membre de la famille. Après Mac Aura et Mac Aura XB, voici venir Mac Aura PXL, qui vient combler le plus grand manque de cette gamme, à savoir le mode pixel par pixel. Et, tant qu’à s’y atteler, Martin a décidé de faire les choses en grand, avec 19 pixels de 40 W pour la source principale et 141 pixels secondaires pour l’effet aura. Pour un total en mode Ludicrous (ridicule en anglais), de 512 canaux DMX ! Nous avions hâte de le tester, le voici.

Le Mac Aura, c’est la machine passe-partout, celle qu’on ne refuse pas sur la fiche technique, qu’on voit sur toutes les tournées, et ce, longtemps après sa sortie, il y a dix ans. Une longévité record pour un projecteur. Martin a tout de même sorti entre-temps le Mac Aura XB (pour extra-beam), sa version plus puissante, mais qui n’apportait pas d’innovations majeures hormis le flux lumineux supérieur et un travail sur les collimateurs. Ce que l’on attendait depuis un moment de la part de ce projecteur, c’est la possibilité de travailler en mode pixel par pixel. Ce manque est enfin comblé avec Mac Aura PXL. Alors, attention, ce projecteur est un ajout dans la gamme, et non le remplaçant de ses prédécesseurs. Et on peut s’en réjouir, car beaucoup de prestataires ou de lieux s’équipent encore en Mac Aura première génération.

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C’est toujours une affaire d’opinion, mais je le trouve beau, ce Mac Aura PXL. Il récupère le style de la gamme Martin avec ces branches à la fois courbes et anguleuses. Pour tout dire, le carton et la coque de protection sont les mêmes que pour le Mac Allure que nous avions testé précédemment. De ce fait, un projecteur Martin est reconnaissable entre mille.

Premier signe particulier par rapport à ses prédécesseurs : exit l’électronique sur la tête et la base mono-crochet. On trouve ici un socle plus massif, avec connecteurs et écran d’un côté, une face vierge de l’autre, et quatre omégas en dessous pour une plus grande stabilité. Enfin, l’arrière perd son aspect bombé, pour laisser place à une grande surface d’aération.

Il est grand, ce PXL ! Effectivement, avec 51 cm de haut et 15 kg sur la balance, c’est 15 cm de plus et près de trois fois la masse du premier du nom. Toutefois, 15 kg, ça reste raisonnable pour une machine si lumineuse, comme on pourra le voir un peu plus tard.

Martin a fait le choix de placer écran et connecteurs les uns à côté des autres. On trouvera tout le nécessaire avec TrueOne in/out, double Ethernet et DMX cinq broches entrée/sortie.Une trappe donne l’accès à la pile rechargeable, qui permet d’adresser la machine hors tension, et à une prise USB pour la mise à jour du micro-logiciel. En parlant du menu, la navigation se fait à l’aide de quatre boutons, et on y retrouve une interface familière, l’écran n’étant toujours pas tactile. On pourra également paramétrer le projecteur via RDM, ou le mettre à jour avec le logiciel P3 de Martin.

Un article de

alexandre roy

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