quid sit lumen ?

Un article de
Olivier Balagna
CHAPITRE 8 – LumiĂšres virtuelles et couleurs rĂ©elles
Nous avons vu, dans les deux prĂ©cĂ©dents chapitres, comment les physiciens et les industriels se sont progressivement penchĂ©s sur un aspect essentiel des rayonnements Ă©mis par les sources lumineuses : la rĂ©partition spectrale de leur Ă©nergie. LâĂ©tablissement du profil spectrographique des sources permet dĂ©sormais dâanalyser la distribution chromatique et Ă©nergĂ©tique de toute lumiĂšre et, tout particuliĂšrement, de ces lumiĂšres que lâon dit « blanches ». La mise au point par la CIE, en 1931, dâun systĂšme thĂ©orico-pratique baptisĂ© « espace de chromaticitĂ© » va permettre dâaller plus loin et de dĂ©finir toute lumiĂšre par ses coordonnĂ©es chromatiques. GrĂące Ă ce systĂšme, il devient Ă©galement possible de prĂ©ciser la dominante chromatique de chaque lumiĂšre blanche et de quantifier sa variation en utilisant un Ă©quivalent thermique appelĂ© « tempĂ©rature de couleur » qui est mesurĂ© en kelvin. Mais tous ces dispositifs dâĂ©valuation vont rĂ©vĂ©ler de nouveaux problĂšmes. En effet, les dĂ©veloppements constants de la lumiĂšre Ă©lectrique depuis les annĂ©es 1870 ont donnĂ© naissance Ă des sources dâĂ©clairage extrĂȘmement diverses : lampe Ă arc dĂšs 1876, lampe Ă incandescence Ă fi lament de coton (1878) ou de bambou (1879), puis Ă filament mĂ©tallique (1897), lampe Ă vapeur de mercure en 1900, lampe Ă dĂ©charge en 1910, diode Ă©lectroluminescente en 1927, lampe fluorescente en 1938, introduction





