Robe LEDBeam 150

Robe LEDBeam 150

Robe LEDBeam 150

septembre 2022Test Lumière & Vidéo

La référence

Sorti en 2017, le LEDBeam 150 a fait son petit effet sur le marché des projecteurs… au point que nous aurions pu présenter encore plus de références dans ce comparatif vu que chaque marque ou presque dispose désormais de son wash sept LEDs. Mais du temps a passé depuis la sortie de cette machine, et la question qui se pose est : le LEDBeam 150 est-il encore à la hauteur de son statut ?

Un cylindre de lumière

Le style du LEDBeam 150 n’est pas inconnu, mais si vous ne l’avez pas encore croisé, sa base est rectangulaire avec un côté aveugle présentant uniquement les griffes de la marque. Les connecteurs et l’écran sont regroupés à l’arrière, avec uniquement du Powercon In/Out et du DMX 5 broches In/Out. Le strict minimum donc, et une référence datée pour l’alimentation. L’écran est petit, Robe délaissant l’interface tactile de ses grandes machines au profit de quatre boutons (dont les textes sont lisibles des deux côtés), et d’un petit écran, à l’instar du LED Beam 350 ou du CueTE.
Sous le corps du projecteur, on trouve un double camlock pour accueillir le crochet, le point d’accroche de l’élingue de sécurité se situant sur le côté de la machine. La tête est de forme cylindrique, avec ses sept LEDs placées en hexagone derrière leur lentille. D’une masse de 5,7 kg, c’est le deuxième projecteur le plus léger derrière le Chauvet, et presque le plus petit de tout ce comparatif. Ce qui garantit de pouvoir le placer n’importe où, et constitue peut-être une des raisons de son succès.

Un écran petit mais efficace

On est loin du luxe avec cet écran d’affichage noir et blanc. On a l’impression que de ce côté, les mots d’ordre ont été efficacité et sobriété. Les options sont limitées mais pertinentes, avec, hormis les paramètres habituels (pan, tilt inversé, rotation d’écran, courbe de dimmer, fréquence des LEDs… et test), une option point blanc activant les blancs calibrés, tout en réduisant l’intensité maximale, et un outil de calibration personnalisée. Deux modes DMX seulement sont disponibles, 16 ou 22 paramètres, avec pour seules différences le fait d’avoir couleurs, intensité et zoom en 16 bits. Nous conseillons le mode 22, pour bénéficier du dimmer 16 bits bien sûr. On est déçus du fait que, malgré sa compatibilité avec le RDM, on ne puisse pas s’en servir au milieu d’un système RoboSpot.

Testons ça…

La machine met 24 s à démarrer. Ce qui frappe dès le départ, si l’on a activé l’option point blanc, c’est la propreté de cette teinte si importante. Pas besoin d’aller dans le canal de CTC dédié ; dès l’allumage, toutes LEDs allumées, la machine sort un blanc calibré, point barre. Une chose de moins à se soucier. Et si cette température de couleur ne nous convient pas, un tour du côté du canal de CTC permet de changer ça, avec des résultats qui sont les plus précis de ce comparatif concernant les correspondances de couleur (3 300K mesurés pour 3 200 demandés, 5 651K pour 5 600 et 8 030K pour 8000). Alors il est vrai que c’est la machine la moins lumineuse de ce comparatif. On obtient un maximum de 2 800 lux en mode point blanc activé à 10 m au plus serré, et 48 lux à 17° d’ouverture. Conséquence de l’âge du projecteur et de la politique de Robe de ne jamais pousser ses LEDs à fond, pour préserver leur durée de vie d’une part, et d’autre part permettre un très faible derating qui, au bout d’une heure, nous a permis de mesurer encore 98,8 % de l’intensité de départ. Les couleurs sont bien rendues, le zoom a une amplitude de 5,1°-58° au tenth peak, soit l’un des deux projecteurs qui serre le plus avec le Starway. Mention spéciale pour le niveau sonore, car en mode automatique, la machine n’a jamais dépassé 27,5 dB(A). En revanche, dès qu’on lance nos effets de cercle et zoom simultanément, des pics à 48 dB(A) ont été mesurés. Sans être dans les meilleures références, le rendu des couleurs n’est pas mauvais, avec un IRC de 74,2, mais un R9 négatif de -15. Le ressenti global est celui d’une machine très véloce, avec un rendu de lumière qualitatif, mais il est vraiment en retrait concernant le flux lumineux par rapport à ses concurrentes.

Un article de

alexandre roy

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