Robe Robin LedBeam 150

Robe Robin LedBeam 150

Robe Robin LedBeam 150

avril 2019 | Test Lumière & Vidéo

Un article de

Jerome Malen

Mi-beam, mi-wash… Mygale !

Avez-vous repéré le LedBeam 150 ? Il passe quasiment inaperçu et son nom ne vous évoque pas grand-chose ? Rien d’anormal si c’est le cas. Aussi minuscule que discret, il n’a pas non plus de signature distinctive, comme une lentille rotative, une couleur de fond ou un effet flower. C’est juste un wash qui tire bien serré, ou peut être un beam qui éclaire large. A voir. En tout cas, je peux vous garantir que, mine de rien, il tisse sa toile à vitesse grand V. Et qu’on commence à le voir un peu partout. Alors, qu’en est-il de la bête ?

L’ASPECT, LE SYSTÈME D’ACCROCHE, LA MANIPULATION, LE MODE D’EMPLOI

Notre petite lyre est livrée dans un carton protégée par un cocon de polystyrène, avec un oméga et un mode d’emploi en anglais, également téléchargeable sur le site www.robe.cz. Une version française serait quand même bienvenue, Robe France doit pouvoir supporter cet effort. On retrouve une carapace désormais typique de la marque Robe Lighting, qui nous donne un rassurant sentiment de robustesse malgré sa petite taille. Un afficheur avec quatre boutons se trouve du même côté que les connecteurs, ce qui laisse une autre face totalement neutre, un bon point pour la discrétion. Il n’y a pas de batterie sur cet afficheur réversible, mention « peut mieux faire ».

Sa connectique est aussi pro que minimaliste : DMX in et out en cinq points, Powercon in et out. Un anneau pour fixer une élingue de sécurité se trouve sur le côté de l’embase, c’est pratique mais je trouve que ça gâche un peu sa ligne bien sobre. L’accroche de cette machine ultralégère de 5,7 kg se fait par un unique oméga, il faut faire attention à bien serrer son crochet, sinon ça risque de tourner après un mouvement de pan rapide. Nous avons donc une machine discrète, légère, sobre et bien finie. C’est un bon début.

LA SOURCE ET L’OPTIQUE

Contrairement aux araignées, qui ont huit yeux, ce Robin est équipé de sept LEDs RVBB de 40 W bridées à 70 % pour maintenir le rendement dans le temps. Et là, on commence à prendre cette petite bête au sérieux, car son zoom de 3,8 à 60° est franc, net et rapide. En faisceau serré, son flux est homogène, même si l’on perçoit les fibres de ses LEDs en sortie de lentille, et, une fois ouvert au maximum, son étale est très propre. Cet animal déploie à 5 mètres de projection environ 12 000 lux à 3,8° d’ouverture et offre un bel étale au fur et à mesure du débattement de sa toile. C’est une démonstration magistrale d’efficacité et de polyvalence. Le beam est percutant, le wash, somptueux et le passage de l’un à l’autre, d’une simplicité ahurissante. Cette machine s’intègre parfaitement dans la famille des Spiider et des Tarrentula, avec une très belle lumière et un zoom d’exception.

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