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Impact XXL

par | 9 Juin 2026

La démesure intimiste

Le 11 avril dernier, le Grand Hall de Tours a vibré pour l’édition XXL d’Impact. 12 000 personnes, 160 BPM et un défi : transformer un hangar géant en cocon techno immersif. Entre deux sessions d’encodage en régie, on a posé nos questions à Kélian Sevrée, le concepteur lumière du projet, jeune recrue de l’agence Concept K. Décryptage d’un show de dix heures où l’instinct du live prime sur le timecode.

SONO Mag : Kélian, peux-tu nous raconter ton parcours et ton arrivée sur le projet Impact ?

Kélian Sevrée : Cela fait maintenant cinq ans que je suis l’aventure. Au départ, c’était un groupe d’amis qui organisait des soirées ; je leur ai même fourni du matériel. Par la suite, je me suis formé à la lumière au CFPTS avant d’intégrer l’agence Concept K, tout en continuant l’aventure avec eux. Le projet a grandi de manière organique : il y a trois ans, nous fêtions notre première grande édition avec 6 000 personnes, et nous atteignons aujourd’hui une jauge de 12 000.

SONO Mag : Comment présenterais-tu Impact aujourd’hui ?

K. S. : Impact est un collectif historique de la scène techno et hard techno, repris par une nouvelle équipe il y a six ans. Nous sommes tous originaires du Mans, et les événements qu’ils produisent se déroulent entre Angers, Tours et le Mans. Le public a une moyenne d’âge de 22 ans. Le collectif organise trois événements par an (avril, septembre et novembre cette année), avec une volonté de se renouveler systématiquement : la scénographie change à chaque édition. Nous misons énormément sur la lumière, tout en intégrant du laser, de la vidéo (quand le concept s’y prête) et beaucoup d’artifices, notamment des lignes de roquettes au plafond pour marquer les esprits.

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Premier visuel du design de Kélian, un kit qui englobe véritablement le public.

SONO Mag : On sent une inspiration venue d’Europe du Nord dans ces soirées. Quel est l’enjeu économique derrière une telle production ?

K. S. : C’est effectivement la tendance actuelle en Allemagne, en Belgique ou aux Pays-Bas. Le véritable enjeu est de sortir des kits impressionnants tout en optimisant le budget. Comme notre public est jeune, nous voulons rester accessibles avec des places autour de 40 € maximum. Face à l’augmentation des coûts de production, cela demande une gestion très fine et l’appui de partenaires solides.

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