Starway Modena

Starway Modena

Starway Modena

septembre 2022Test Lumière & Vidéo

Le wash-beam de course

Déjà testé en banc d’essai individuel, Modena représente, avec Lusso, Dino, Solar 1050 et maintenant le beam longue portée Barracca, le renouvellement de la gamme Starway, dont les noms sont basés sur la légende d’une écurie de voitures, qui fait penser à la course automobile, au design et à la performance. On a déjà donné notre avis sur la machine, maintenant mettons-la face à la concurrence.

Déballage

Cette machine fait partie des petits formats de notre comparatif. On peut la qualifier de « racée » en la voyant avec ses sorties de refroidissement et la forme de ses bras, qui ne sont pas sans rappeler les monstres mécaniques dont elle tire son nom. Le logo Modena, sobre, qui vient souligner le design, ne gâche rien, et accentue même cette première impression favorable.
Sur la face avant, on trouve un écran de configuration de bonne facture, ainsi que six zones de contrôle.
À l’arrière, Starway fait partie des bons élèves, avec l’ensemble des connexions dont on aura besoin (double Ethernet, alimentation True1 In/Out et DMX 5b In/Out) regroupées sur une petite surface. L’accroche se fera par un unique oméga, avec les soucis que cela engendre (toujours avoir une clé pour serrer le crochet dans ces cas-là, au risque de ne pas pouvoir réaliser l’alignement de la machine ou de voir le crochet se desserrer).

Source et optique

Starway a placé dans ce projecteur sept LEDs de 40 W en RVBB. Nous avons mesuré 17 000 lux au plus serré. Mais Modena ne fait pas que du bâton, et peut compter sur son zoom 5°-55° au tenth peak pour servir de wash de qualité. Enfin, la course du zoom fait sortir l’optique de son emplacement de quelques centimètres, et il faudra penser à la rentrer avant le démontage.

Les menus

Le Modena réalise un rapide démarrage en 28 s. Une fois celui-ci effectué, il est temps de configurer nos options. Il n’est pas aussi facile de naviguer dans le menu avec les points d’appui présents sur le côté de l’écran qu’avec de vrais boutons. Si changer le mode et l’adresse est plutôt simple, les menus ne sont pas aussi intuitifs que l’on souhaiterait. On dispose ici de tout le nécessaire : gestion de la machine, courbes de gradation, fréquence des LEDs, contrôle manuel, etc.

Prise en main

La vitesse de déplacement est au rendez-vous, avec un débattement du pan en 1,6 s sur 540° (à noter que le projecteur dispose d’une option pour changer la course du pan à 630°), et un tilt en 0,88 s. Le zoom va quant à lui effectuer sa course en 0,8 s, ce qui le situe dans les très bons élèves.
On peut contrôler la couleur en RVBB, pour des transitions linéaires, mais également utiliser les deux roues de couleurs virtuelles. Starway fait le choix d’utiliser un système de premier plan/arrière-plan pour la gestion de sa machine. La couleur de la roue virtuelle de premier plan consiste tout d’abord en des températures de couleurs entre 10 000 et 2 700K, puis en un dégradé de couleurs permettant d’obtenir de nombreuses teintes. Les couleurs sont bien restituées, même si l’on manque un peu de rouge profond, et les températures de couleur très bien rendues, bien qu’un peu plus froides qu’annoncées.
Les effets, appelés patterns ici, se gèrent avec trois canaux DMX. Le premier permet de choisir l’effet que l’on souhaite lancer. Le deuxième est hybride, son premier mode étant d’afficher chaque pas de l’effet choisi en fixe, permettant ainsi de créer des chenillards dans le sens que l’on veut, et son mode suivant étant la vitesse de l’effet. Enfin, le troisième canal permet de déterminer le temps de fondu entre les pas, de sec à très long. Si aucune couleur n’est placée en arrière-plan, l’effet navigue de la couleur principale au noir, sinon, c’est la couleur de la deuxième roue virtuelle qui sera le fond de l’effet.
Modena permet également le contrôle individuel de ses LEDs soit depuis la console, soit depuis une source externe. À la console, il sera possible de contrôler les pixels, ou de basculer les données entrantes depuis une source en KlingNet, le protocole d’Arkaos. Une autre option est, dans le menu du projecteur, de basculer en mode deux adresses pour donner une adresse différente aux pixels. Ils seront ainsi pilotables indépendamment depuis une source Art-Net, sACN, ou encore en KlingNet.

Un article de

alexandre roy

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