Sting à Chambord Live

Sting à Chambord Live

Sting à Chambord Live

septembre 2022Reportage Lumière & Vidéo

Le kit d’accueil lumière

Originaire de Cambridge au Royaume-Uni, où il a fait ses premières armes de technicien du spectacle, Robert Barton déménage en France en 2006 et met ses compétences au service des prestataires, principalement en région Centre-Val de Loire. Il a collaboré avec AZ Prod, le producteur de Chambord Live, sur diverses prestations dont l’American Tours Festival. Cet événement « 100 % culture US » accueille de multiples têtes d’affiche. Bilingue, Rob est l’interface idéale avec les équipes anglophones et c’est tout naturellement qu’il s’est trouvé impliqué sur le Chambord Live accueillant Sting. Il a conçu le kit d’accueil en ce qui concerne la lumière.

SONO Mag : À partir de quels éléments imagines-tu ton kit ?

Rob Barton : La première étape consiste à éplucher les fiches techniques pour arriver à définir une proposition en forme de compromis, qui convienne à l’ensemble des artistes accueillis.
Aujourd’hui, la vedette est Sting. Nous nous focalisons bien entendu un peu plus sur les demandes de son équipe pour répondre en priorité à ses besoins. C’est d’ailleurs l’équipe de Sting qui va naturellement exprimer les demandes les plus étendues.
À partir des fiches techniques, et de la prise en considération de la taille de notre scène, de dimension inférieure à celle en référence pour Sting, nous avons un petit peu réduit la quantité de matériel souhaitée, pour garder une vraie cohérence. La proposition de kit a été fournie très en amont à l’équipe de l’artiste, qui l’a validée.
Il y a aussi un autre paramètre spécifique aux temps actuels, celui de la réelle difficulté pour trouver des équipements disponibles dans les parcs, du fait de l’impossibilité pour la plupart des fabricants de livrer en intégralité le matériel commandé. La pénurie est vraiment sensible depuis le mois de mars dernier, lorsque les concerts et événements ont commencé à se multiplier.
Du fait des annulations et reports de dates depuis deux ans, qui se cumulent aux nouveaux concerts, de nombreuses prestations se chevauchent et c’est un peu une lutte de chaque instant pour arriver à constituer les kits. La pénurie se traduit aussi en termes de manque de techniciens. Mais tout le monde joue le jeu et tout va bien pour l’instant.

SONO Mag : Peux-tu nous décrire les choix de luminaires pour la scène ?

R. B. : La priorité était de concevoir un design le plus flexible possible. Je fournis

donc aux équipes accueillies un plafond constitué de triplettes articulées sous la forme d’un spot Robe BMFL d’une part, une machine très fiable et qui a vraiment été créée pour les éclairagistes, en ce sens qu’elle est à la fois simple et efficace. Pour un festival comme le Chambord Live, nous avons besoin de projecteurs puissants pouvant délivrer un blanc relativement neutre et qui ne tombe pas en panne. Le BMFL coche toutes ces cases.
On trouve aussi un wash Clay Paky Aleda K10 et des Stage Blinder P2 et P4. J’ai complété avec des Robe Pointe pour permettre de réaliser des effets de faisceaux traçant.
En pont de face, j’ai choisi des Robe Forte, luminaires à LEDs au faisceau très esthétique et très puissant à la fois. Ils sont très appréciés. L’expérience avec ces produits manque un peu du fait qu’ils sont récents, mais ils semblent présenter une fiabilité telle qu’on l’attend de la part des produits de la marque.
En latéraux, on retrouve des BMFL pour garder un maximum de possibilités.
L’éclairagiste accueilli vient ponctionner dans cette offre pour répondre à ses besoins. Je leur offre une flexibilité totale.

SONO Mag : Que trouve-t-on en régie ?

R. B. : Nous avons implanté trois consoles grandMA. Ce sont des versions hardware 3, mais en gardant le soft de la grandMA 2,
c’est plus prudent pour le moment. L’un de ces pupitres est utilisé comme console principale par l’éclairagiste, le deuxième est disposé tout de suite à sa droite en backup permanent du premier. La troisième grandMA est dédiée au poste Wysiwyg qui permet l’encodage durant la journée.

SONO Mag : Situé très loin de la scène, le château de Chambord fait partie intégrante du décor. Quel est son dispositif d’éclairage ?

R. B. : Pour vraiment apprécier le cadre, il faut faire abstraction des échafaudages installés. Aux dates initiales du festival, ils ne devaient pas être là. Pour la prochaine édition, ils seront démontés. Quoi qu’il en soit, nous avons relié le château à la scène avec 600 m de fibre optique pour contrôler les systèmes lumineux qui éclairent sa façade. Ils ont été spécifiquement mis en place pour le concert. On dénombre 80 Cameo Zenith répartis sur une ligne aux pieds des façades et dans les remparts. Quelque 36 Robe MegaPointe sont aussi dispatchés au sol et sur le château. L’ensemble de ce dispositif est contrôlé depuis la régie lumière de face. Il est possible de réaliser des tableaux lumineux de quelque couleur que ce soit sur l’ensemble de la face visible du château depuis la zone du public.

600 m de fibre ont été déroulés pour transférer les données de commande entre la scène et le château.

Un article d'

Eric Moutot

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