Studio Davout

Studio Davout

Studio Davout

juin 2017 | Reportage Son

Un article de
FRANCK ERNOULD

Clap de fin

Au terme de plus de cinquante ans d’activité, le studio parisien Davout a fermé ses portes le 9 avril. Plusieurs dizaines de milliers de disques et de pubs, des milliers de musiques de films y ont été enregistrés. Retour sur une histoire pas comme les autres…

Depuis plus d’un demi-siècle, Davout faisait partie du top 5 des studios d’enregistrement français. Jamais à la mode, donc jamais démodé, l’endroit, aménagé dans un ancien grand cinéma de la porte de Montreuil, a compté jusqu’à quatre « vrais » studios – dont le plus grand volume parisien, le studio A, 300 m2 utiles et 9 m de hauteur sous plafond, lieu privilégié pour l’enregistrement de musiques de films en France.

L’ÂGE D’OR

Le studio est créé en juin 1965 par Yves Chamberland, qui a quitté Europa-Sonor avec Claude Ermelin. Appuyé de quelques actionnaires, son idée est de créer le premier studio « mixte » de Paris, équipé à la fois de magnétophones et de défi leurs 16/35 mm afin de satisfaire aussi bien les clients « musique » que ceux du cinéma. Avec succès : la première BO enregistrée à Davout est celle d’Un homme et une femme (Francis Lai), suivie par Les Demoiselles de Rochefort (Michel Legrand). Et bien d’autres, tous les compositeurs de musiques de fi lms connus étant passés à Davout, de Georges Delerue à Eric Demarsan, de Michel Magne à François de Roubaix, de Philippe Sarde à Vladimir Cosma… jusqu’à aujourd’hui, avec Philippe Rombi, Alexandre Desplat, Ludovic Bource, etc.

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