Studio La Kapsule

Studio La Kapsule

Studio La Kapsule

décembre 2019Reportage Son

Lancement orbital réussi !

Fruit de la rencontre de deux passionnés du son, le studio La Kapsule a ouvert en décembre 2018, redonnant des couleurs à l’est parisien, encore sous le choc de la fermeture des studios Davout. Avec ses trois cabines, son aire d’enregistrement aux volumes généreux, son équipement, où cohabitent harmonieusement l’analogique et le numérique, cette nouvelle adresse a tout pour séduire.

Tout d’abord, pourquoi Kapsule ? et avec un K ? « Entrer en studio, c’est un peu comme embarquer dans une capsule spatiale, et le “Ka” vient de mon nom », plaisante Fred Praslicka, l’un des deux associés, en me guidant dans le couloir baigné de lumière menant au studio. Né en Argentine, puis installé à Paris, où il s’est établi, ce musicien faisait du son à l’image, et même du cadre pour la télé, pendant que Xavier Aubert, cofondateur et associé, tenait la console au sein du Studio 37, à Tours – « une Hudson trafiquée » – avec, en parallèle, de nombreuses incursions dans le monde du live, dont trois ans de tournées pour le groupe de rock breton Ar Re Yaouank, des frères Guichen, qui l’a mené jusqu’aux Etats-Unis !

Trente ans de retrouvailles périodiques et de travail en commun étant largement suffisants pour s’apprécier mutuellement, les deux hommes décident un jour de faire le grand saut et de monter un studio ensemble, d’autant que Fred, avec son entreprise de production à Paris, disposait déjà d’un beau parc de matériel, en fait presque toutes les machines que l’on retrouve dans le studio aujourd’hui.

UN VOYAGE DÉCISIF

La période bretonne de Xavier coïncide avec la rencontre du compositeur Claude Mignon, l’un des deux membres de Seven Reizh, juxtaposition de deux mots bretons, « seven » (poli, civilisé) et « reizh » (droit, juste). Claude Mignon et son compère Gérard Le Dortz (romancier et graphiste) ont été nourris aux musiques dites « progressives » de Jethro Tull, Genesis, Pink Floyd, et de la Symphonie celtique d’Alan Stivell.

Xavier se rappelle : « On s’est retrouvés avec des morceaux de seize minutes, des guitares « Gilmouresques », 360 pistes sur Pro Tools et le désir de la prod d’aller mixer chez Peter Gabriel à Real World, avec le risque de se retrouver aux côtés d’un ingé qui ne connaîtrait pas le projet. J’ai donc proposé de suivre l’enregistrement dans le célèbre studio de Bath. » C’est en retrouvant la chaleur de l’analogique aux côtés de Marco Migliari, ingé de RW, que Xavier réalise combien il était en train de s’éloigner des raisons qui lui avaient fait aimer son métier et qu’il décide de lâcher les écrans et la souris pour un studio plus traditionnel, « avec de vrais faders ! ».

un article de 

gisèle clark

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