ChamSys MagicQ MQ250M

par | 10 Juil 2024 | n°501, Test Lumière & Vidéo

128 univers dans une même console

Après une visite à l’usine ChamSys de Southampton en décembre, il était naturel pour nous de tester l’une de leurs consoles.
C’est aujourd’hui chose faite avec le prêt de cette MagicQ MQ250M, l’une des références de la gamme Stadium de ChamSys, dédiée aux plus grands événements.
C’est un très beau produit disposant de nombreuses options bienvenues que nous avions hâte d’essayer. On s’y met ?

Le segment Stadium de ChamSys comprend également ses grandes sœurs, la MQ500M+, fer de lance de la marque avec jusqu’à 400 univers DMX de contrôle, la MQ500M et l’aile de programmation MagicQ Stadium Connect, qui peut piloter 64 univers. Cette gamme est caractérisée notamment par des faders motorisés, des LEDs de couleur sur les faders, et un agencement des touches différent de celui des consoles compactes.

La logique de ChamSys est de ne pas vendre des paramètres/univers, mais des consoles. C’est une philosophie opposée à celle de ses concurrents qui segmentent les consoles en nombre de paramètres ou d’univers, et vendent des processeurs pour étendre ce nombre.

Donc même sans hardware, le logiciel MagicQ PC permet de contrôler jusqu’à 64 univers DMX. Cette console serait donc simplement une grosse télécommande ? Pas vraiment, car le matériel intégré est adapté pour faire tourner le logiciel à sa pleine capacité. Il est possible de passer de 64 à 128 univers si on le souhaite, et les consoles stadium disposent d’options supplémentaires dédiées.

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Rabattu, l’écran ne touche pas le panneau de contrôle, on ne risque pas de l’abîmer.

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En bas de cet écran, on trouve l’affichage des paramètres manipulés par deux des encodeurs de la surface de contrôle.

Le hardware

Faisons donc le tour du propriétaire. MQ250M est divisée en deux parties. Une zone d’écrans, et une de touches et faders. Elles sont liées par deux charnières qui permettent de rabattre la première sur la seconde à des fins de transport. La zone d’affichage est équipée d’un écran de 15,6’’ flanqué d’un petit écran multifonction, et quatre encodeurs rotatifs sont situés entre les deux. Pour terminer cette partie, on dispose également d’un repose téléphone rabattable percé d’un passage de câble de chargement, et d’un USB-A situé juste sur le côté, qui permet de brancher ce même câble.

La zone de contrôle, quant à elle, nous présente dix faders motorisés dotés de LEDs RVB, chacun accompagné de quatre boutons Select, Go, Pause et Flash. Dix exécuteurs les surplombent, équipés d’un bouton et d’une molette rotative cliquable. On trouve sur la droite un fader de Grand Master et une molette d’intensité. Bien sûr, on n’oublie pas le pavé numérique et d’encodage de 76 touches et les quatre encodeurs rotatifs supplémentaires, flanqués de boutons bleus permettant d’interagir avec les fonctions contrôlées par l’encodeur.

À l’arrière, ChamSys a prévu une connectique complète, avec une alimentation en TrueOne, un bouton On/Off, deux ports XLR trois broches pour lampe de pupitre, quatre sorties DMX cinq broches physiques, une entrée/sortie timecode LTC, une entrée/sortie midi, un port 10Scene (protocole maison ChamSys), de l’audio In/Out en mini-jack, un switch Ethernet quatre ports, une prise pour un écran supplémentaire en DisplayPort et quatre USB-A. On trouve également un port USB-A en bas à droite du châssis.

L’ensemble est très robuste, que ce soient les touches, encodeurs ou molettes rotatives. L’écran tactile est impeccable et sa charnière suffisamment résistante pour ne pas bouger inopinément. Bref un hardware de grande qualité.

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