Clay Paky Mini Xtylos HPE

Clay Paky Mini Xtylos HPE

Clay Paky Mini Xtylos HPE

février 2022Test Lumière & Vidéo

Un beam sauvage

Le maître du beam a encore frappé ! Clay Paky, fort du succès de sa famille Sharpy, nous avait proposé en 2019 une machine inédite, dotée d’une source lumineuse laser RVB : le Xtylos, qui a séduit l’Eurovision, car on en retrouvait 480 exemplaires dans le kit de l’édition 2021. Aujourd’hui, la marque italienne décide d’étoffer cette gamme avec le Mini Xtylos, projecteur toujours aussi original, disponible en deux versions, dont la HPE (pour High Power Engine) que nous avons eu la possibilité d’avoir entre les mains. Prêts à être éblouis ? C’est parti.

Inspection

Premier constat, la machine est petite. Très petite. La base et les branches présentent les formes arrondies élégantes que l’on connaît déjà chez Clay Paky, et semblent un peu massives comparées à la tête. Il faut dire qu’avec uniquement une source laser, un zoom et une roue de prismes/frost, le Mini Xtylos ne s’encombre pas de multiples fonctionnalités. Exit donc les roues de gobos de son grand-frère, cette machine va être principalement dédiée à faire du bâton, qu’on se le dise !
Sur la face avant de la machine, on trouve un écran monochrome de belle taille, ainsi que le système éprouvé de navigation de Clay Paky. Quatre flèches en rond et un bouton central. On apprécie la batterie intégrée pour définir options et adresse. À l’arrière, du standard qui fait plaisir, avec une entrée-sortie d’alimentation en True1, du DMX cinq broches in/out, et une embase Ethernet. Le projecteur est compatible avec les protocoles DMX, RDM, ArtNet et sACN. Petit plus, en entrant l’adresse IP de la machine dans un navigateur, on peut accéder à une interface web dans laquelle on trouve toutes les options du menu, et effectuer la mise à jour du micrologiciel.
Sous la base, quatre omégas attendent les embases (fournies) qui permettent de fixer les crochets.

Source et optique

Comme son grand-frère, le Mini Xtylos (prononcez Stylos) dispose donc d’une source lumineuse laser RVB. Et il y a plusieurs conséquences à cela. Déjà, Clay Paky ne communique pas en lumens, mais en candelas. La source est donnée pour 2,5 Mega candelas, ou, si l’on cherche bien dans les données photométriques, 470 lumens. Un chiffre plutôt léger comparé à ce que l’on voit généralement sur des sources LEDs, mais qui va être compensé par un faisceau serré à l’extrême et une technologie laser qui propose un meilleur rendement lumineux.
Deuxièmement, le projecteur étant un laser de classe 1, il propose deux modes supplémentaires. Le mode Service permet de réaliser la maintenance des machines en limitant la quantité de lumière émise. Et le mode Smart permet à la fois de définir des limites en termes de quantité de lumière émise, et de déterminer des zones dans lesquelles la lumière se coupera automatiquement selon l’angle du pan et du tilt, afin de préserver décors et spectateurs. Enfin, une source laser prenant plus de place qu’une plaque de LEDs, l’espace disponible dans la tête de la machine est plus réduit que d’habitude. Plusieurs contraintes qui auraient arrêté plus d’un constructeur, mais les avantages de la directivité du laser ont poussé Clay Paky à travailler plusieurs années d’arrache-pied pour nous offrir ce bel outil.

Les menus

Rien que du très classique ici, l’interface de Clay Paky est éprouvée et efficace. On peut évidemment définir la fréquence de fonctionnement du module laser, l’adressage IP en automatique ou manuel, et changer le mode et l’adresse. À noter que ces trois modes évoqués plus haut disposent des mêmes canaux DMX, dont certains sont bridés selon le choix effectué, et que pour accéder au mode Smart, il faudra demander l’autorisation à Clay Paky pour obtenir un code d’accès, et donc des conseils de leur service technique pour le paramétrage avancé de la machine.
Dans tous les cas, il conviendra de bien être averti des risques inhérents aux sources laser pour une utilisation sereine du projecteur.

Prise en mains

On l’a dit plus haut, on ne dispose pas de beaucoup d’éléments dans ce Mini Xtylos. C’est une machine ultra spécialisée, ce qui veut également dire qu’elle va se concentrer sur l’essentiel. Du fait de la source laser, les couleurs sont extrêmement saturées et contrastées. Mais le mélange est approximatif, surtout au niveau des grands zooms, ou la matrice est clairement visible. Enfin, quand je dis grand zoom… c’est un peu exagéré, dans la mesure ou le projecteur ne dispose que d’une plage de 1° à 4° d’ouverture ! À l’œil, le blanc sera plus naturel à 1°, car plus concentré, même si l’on verra dans les mesures de notre cellule que cette source ne sera jamais un bon choix pour un rendu réaliste des couleurs.
Alors, si le projecteur est prédestiné à faire du bâton et de l’effet, voyons ce qu’il nous propose de ce côté-là.
Le Mini Xtylos dispose de deux plateaux mobiles. Un sur lequel est posée la lentille, pour changer la taille du faisceau, et l’autre sur lequel on trouve le module d’effets. Ce dernier est constitué d’une unique roue avec deux prismes rotatifs (un pyramidal douze facettes, et un radial six facettes), et un frost.  

Un article de

alexandre roy

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