Clay Paky Tambora Batten

Clay Paky Tambora Batten

Clay Paky Tambora Batten

septembre 2021Test Lumière & Vidéo

Un K25 en ligne

Les barres de LEDs sont à la mode, c’est un fait. Avant la crise sanitaire, peu de grosses productions partaient sans en emporter dans leurs designs. Elles permettent d’amener quelque chose de nouveau aux plateaux, grâce à leur forme et à leurs multiples possibilités de positionnement. Et, vu que l’intégration vidéo-lumière est désormais partout, leurs fonctions de pixellisation sont très appréciées des pupitreurs. Aujourd’hui, c’est au tour de Clay Paky de nous proposer une barre avec les mêmes LEDs Osram que ses K15 et K25, la Tambora Batten. Passons-la sur notre banc d’essai.

À TAMBOUR BATTANT

Elle a fière allure, cette Tambora Batten, toute en courbes, comme Clay Paky sait si bien le faire. La connectique et l’écran sont regroupés du même côté dans un renfoncement, laissant à l’avant une face lisse avec la marque du fabricant. Ses proportions sont parfaites, avec 1 m pile de largeur. Et, si vous décidez de poser deux machines l’une à côté de l’autre, l’écartement entre les LEDs sera respecté, évitant toute discontinuité dans votre design. Le projecteur, ni très haut ni trop large, saura se faire discret en bain de pieds. Un petit logo Clay Paky se trouve sur les bras, dont l’un dispose du blocage mécanique de tilt. A l’arrière de la tête, on trouve quatre gros ventilateurs qui promettent un refroidissement efficace.

Le dessous de la machine reçoit quatre Camlock et dispose de quatre pieds en plastique permettant une bonne stabilité. Cependant, en cas de positionnement au sol dans un lieu dangereux, Clay Paky fournit des pieds supplémentaires qui s’adaptent aux Camlock pour un plus grand empattement. Enfin, une barre permettant de fixer des crochets est également dans le carton.

Le revers à tout cela, c’est la maniabilité. La machine et ses plastiques respirent la qualité, mais si le projecteur n’est pas très lourd (15,5 kg), l’absence de poignées ou de prise la rend peu pratique à manipuler quand aucun accessoire n’est accroché.

Pour terminer, j’aurais dû appeler le projecteur plus précisément Tambora Batten Round. En effet, les lentilles rondes de 52 mm peuvent être remplacées, à la demande, par des lentilles carrées au rendu plus tranché. Mais, pour l’instant, les optiques ne sont pas interchangeables et le choix sera définitif.

PARAMÉTRAGE

Le projecteur permet d’accéder au menu hors tension grâce à une batterie intégrée. On retrouve le système à cinq boutons en forme de cercle de Clay Paky, qui s’avère toujours aussi efficace. Comme pour les washes de la série B-Eye, la machine est divisée en deux parties dans les menus. Le projecteur en lui-même et le moteur de pixel mapping. La première partie dispose de différents modes, dont le célèbre Shape, avec entre 13 et 35 paramètres, et le « pixel engine » propose une option pixel par pixel en RVB sur 48 canaux ou RVBB en 64.C’est dans ces menus que vous trouverez les options pour le réseau Ethernet, la vitesse du ventilateur, le contrôle manuel, etc.

UN CONTRÔLE EN MODE OIGNON

Contrairement à d’autres asservis, où la sélection du mode revient à choisir entre des paramètres en 8 ou 16 bits, celui-ci est crucial quant à la façon dont va travailler le Tambora Batten. Les modes standard vont permettre une exploitation de la barre simplifiée, dans laquelle tous les pixels font la même chose. Ils possèdent 13 ou 17 canaux. Cependant, en mode Shape et Avancé, le projecteur dispose d’un système de deux ou trois « couches » de couleur permettant une utilisation plus libre. La première couche est celle de base, pour un usage normal. La deuxième permet de donner des couleurs différentes aux effets de la partie Shape, et la troisième gère l’intensité du moteur de pixels. Donc, selon l’intensité de chaque couche, ou selon qu’elle soit définie en mode maître ou esclave, il sera possible de piloter la couleur de la machine soi-même, de créer un effet qui sera appliqué ou non aux LEDs ou de recevoir des informations pixel par pixel depuis le DMX ou le protocole réseau de son choix (Art-Net, sACN, Kling-Net).

Il sera aussi possible, selon le mode, d’activer ou de désactiver le moteur de pixels via DMX (celui-ci conservant l’adresse précédemment définie). Il va sans dire qu’il faudra un petit temps d’adaptation aux néophytes pour maîtriser cette méthode de fonctionnement.

Un article de

alexandre roy

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