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Clay Paky Ultimo Sharpy

par | 3 Fév 2026

La lampe n’a pas dit son dernier mot

Ce serait peu dire que Sharpy est un grand succès de Clay Paky. C’est une légende dans notre profession, à placer auprès du Mac Aura au rayon des projecteurs les plus rentables de tous les temps, pour les prestataires comme pour son fabricant. Clay Paky en est bien conscient et capitalise depuis des années avec des références comme les familles Sharpy Plus et Sharpy X. Mais l’original n’avait pas eu le droit à une refonte, c’est désormais fait.

Découverte

Ultimo Sharpy est un projecteur basé sur son illustre aîné mais mis au goût du jour. Extérieurement, on a affaire à une machine qui reste dans les normes actuelles de la marque, branches rondes, logo au niveau des axes de la tête, trous d’aération à l’arrière disposés en nid d’abeille. Les poignées sont très volumineuses, mais la base étant plus petite, on reste sur un gabarit plus compact qu’un Sharpy (358 mm de large contre 405 mm avant et 2 cm de plus en profondeur). Seule la hauteur est plus importante, on passe de 475 mm à 534 mm, il faut bien caser les modules supplémentaires. Au niveau masse, Sharpy pesait 19 kg, ce sont 19,5 désormais, mais la machine est IP66, c’est donc un bel exploit.

Sur la base, on retrouve l’habituel écran monochrome de Clay Paky avec son jeu de boutons toujours aussi intuitif. À l’arrière, c’est le domaine d’une connectique pléthorique, alimentation In/Out en True1, double Ethernet, DMX cinq broches In/Out et port pour une antenne W-DMX. Ultimo Sharpy possède également deux fusibles pour l’alimentation et la batterie, le tout est présenté sous la forme de connecteurs Seetronic pour assurer l’étanchéité IP66 du projecteur.

Enfin, sous la machine, une platine de fixation dédiée permet de verrouiller les crochets dans six camlocks, et possède deux emplacements pour élingue de sécurité.

Les menus

Clay Paky a équipé l’Ultimo Sharpy d’une batterie, pratique pour le configurer quand on n’a pas encore accès à l’électricité. Bien sûr, l’interface habituelle de la marque italienne est toujours un exemple d’accessibilité, un bouton ok entouré de quatre flèches en cercle. Les menus ne sont pas très compliqués à comprendre, on retrouve rapidement l’adressage, mode, configuration Ethernet… tout cela dans la partie Setup. Dans le sous-menu Option, nous aurons accès à la gestion du Pan/Tilt, le paramètre Sunsafe pour protéger la machine de la lumière du soleil, une émulation Sharpy, le mode de ventilation… Reste un grand menu Information présentant quantité de données, le Manual Control usuel et une partie Test. Trois modes DMX sont proposés, mais nous allons les détailler dans la partie suivante.

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