Elation Excalibur

Elation Excalibur

Elation Excalibur

juin 2022Test Lumière & Vidéo

Le skytracer version 21e siècle !

Avec une lentille de 260 mm de diamètre, le Proteus Excalibur en impose ! Lorsqu’on le voit, on sait qu’il va briller fort. Son patronyme en dit d’ailleurs long sur le challenge qu’il propose et on se demande bien quel concurrent osera essayer de le déloger de là où il entend se positionner, c’est-à-dire tout en haut du podium des beams. Aucun doute, l’Excalibur souhaite frapper fort !

Préambule

J’entends déjà les grincheux se demander comment il est possible qu’en 2022, on puisse sortir un projecteur sans zoom ! Laissez-moi me gausser et expliquer à ces quidams aux cerveaux étriqués qu’ils n’ont pas compris la cible du nouveau projecteur du fabricant américain. Si cette introduction vous semble quelque peu acerbe, n’ayez crainte, chez SONO Mag, pas question de traiter qui que ce soit de mou du bulbe. Ce préambule ironique était une astuce pour vous attirer au cœur du sujet.

Il n’y a bien entendu aucune mauvaise question et le lecteur assidu de SONO Mag a tout à fait le droit de s’interroger sur l’absence de zoom ou tout autre bizarrerie à la découverte d’un nouveau projecteur.

Il est d’ailleurs toujours très intéressant de comprendre les partis pris de certaines marques. Ces dernières années, avec le remplacement des sources lumineuses à arc par des sources LEDs, on a vu, et on voit encore des figures de style assez intéressantes. De plus, avec le déferlement de produits sous des noms et des marques de plus en plus exotiques, les fabricants les plus premium se doivent d’innover pour sortir de cette mêlée.

Je ne saurais que trop vous conseiller, d’ailleurs, d’être vigilant sur les projecteurs qui font tout mieux que les autres pour bien moins cher, car c’est souvent la déception qui est au rendez-vous. Pour éviter donc de tomber dans ces pièges séduisants mais fantasmatiques, le meilleur moyen est de lire les bancs d’essai de votre magazine préféré. Ce ne sera jamais un coup d’épée dans l’eau.

Poids lourd

Et la transition est toute trouvée pour revenir au sujet du jour, l’Excalibur. Elation, par sa gamme Proteus, propose un très large choix de machines dites « étanches », c’est-à-dire répondant à la norme IP65, donc pouvant travailler en extérieur sous la pluie et/ou dans la poussière. La plus connue d’entre elles est sans nul doute le Proteus Hybrid, arrivé sur le marché en 2018. En France, c’est Best Audio and Lighting (appartenant au groupe Novelty-Magnum-Dushow) qui distribue la marque, ce qui garantit le sérieux et un bon SAV sur la gamme.

Lorsque j’ai vu la « bête », j’avoue avoir fait un pas en arrière. La vache, il est gros ! En fait il n’est pas très grand, 70 cm avec la tête droite, mais il est très ramassé et trapu. Avec 46 kg sur la balance et une lentille de 260 mm, cette machine n’a pas été construite pour faire des showcases.

Côté connexions, toutes comportent un cache (IP65 oblige). On trouve également l’accès à la pile au lithium, ce qui est assez original pour être souligné, et également l’accès au fusible. Ces détails n’en sont pas vraiment, car il ne faut pas oublier que l’on est ici avec une machine IP65, ce qui veut dire que, à part ça, le reste de la maintenance nécessitera du matériel adéquat. Pas question ici de changer un gobo quand la machine est sur le pont. On le verra un peu plus tard, mais le remontage nécessite du matériel adapté.

De l’autre côté de l’embase, on retrouve l’écran tactile et les touches de navigation à effleurement que je n’apprécie décidément toujours pas. Pour moi, rien ne vaut une touche avec un clic physique pour naviguer et ainsi sentir ce que l’on fait. Le projecteur en lui-même est très tubulaire et assez gros puisqu’il fait le diamètre de la lentille.

On note aussi une coque en aluminium taillée dans la masse avec pas mal d’ailettes de refroidissement afin de dissiper la chaleur de la source lumineuse. Bizarrement, aucune ouverture pour la ventilation. C’est à la fois compréhensible compte tenu de la classification IP65 et surprenant car il faut bien qu’il y ait une ventilation quelque part…

C’est en observant les deux bras du projecteur que l’on s’aperçoit que les ventilateurs sont placés ici et nous verrons un peu plus tard comment tout cela est organisé. Les deux manettes de blocage de la lyre sont bien visibles et en tournant le pan à la main, il me semble déceler qu’il y aurait plus d’un tour et demi, soit 540 degrés.

C’est en fait une option qui permet d’opter pour 630 degrés, soit un tour trois quart, activable sur le menu de la machine. J’avoue ne pas être du tout fan de ce genre d’option, bien trop dangereuse à mon goût car génératrice de modification de positions tacite… D’autres trouveront cela intéressant, ça n’est pas mon cas.

Un article de

Benjamin bertout

Un article de

Frédéric FAYARD

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