Des étoiles dans les yeux
Si de nombreuses références de ce dossier sont des nouveaux modèles, c’est moins le cas du projecteur qui nous intéresse aujourd’hui. En effet, nous avions testé dans le dernier comparatif le Rayzor 760, version IP20 de cette machine sortie en 2018. L’occasion de pouvoir comparer un projecteur d’un modèle plus ancien à de nouvelles références.
Présentation
Elation va chercher ses noms de projecteurs IP65 dans la mythologie grecque. C’est Proteus (Protée en français), fils de Poséidon et gardien de ses troupeaux qui s’y colle cette fois-ci. Et Elation propose une deuxième version de cette machine, l’OPS, destinée à l’installation fixe extérieure (avec câbles moulés sortant directement du corps du projecteur comme l’exemplaire de Chauvet de ce test). Ce modèle n’est pas tout jeune, ses premiers exemplaires sont sortis en 2018. Si j’ai présenté le projecteur Nicols comme le plus grand du comparatif, on a bien affaire ici au plus gros. En effet, ses lentilles sont séparées, ce qui de fait agrandit la tête. La base est assez massive également, avec deux larges poignées de transport. Avec 18,6 kg sur la balance, c’est aussi le plus lourd du lot (à 1 kg près). Sous le projecteur, pas grand-chose à signaler, on trouve quatre camlocks et un emplacement pour élingue. À l’arrière, les connecteurs sont nombreux : DMX cinq broches In/Out, double Ethernet, USB-A, mais True1 In uniquement, dommage pour les pontages. L’écran, lui, est en couleurs, de grande définition et flanqué d’un bouton Mode/Esc, de quatre flèches et d’un Enter central. La partie lentille est originale avec ses sept collimateurs ronds, recouverte d’une vitre de protection contre les intempéries. L’ensemble est rigoureux, costaud, à même d’être manipulé dans tous les sens en tournée.
Source et optique
Elation a équipé sa lyre de sept LEDs de 60 W en tant que source principale, mais les agrémente de 28 SparkLEDs blanches de 2 W,
quatre par lentille, positionnées en croix. Comme leur nom l’indique, elles sont venues pour briller, effet original qui se fond un peu avec les grosses LEDs si tout est allumé, mais qui se fait bien remarquer dans le noir et ajoute un contrepoint le reste du temps. Question optique, Elation annonce un zoom de 8,1° à 74°, valeurs très impressionnantes à confirmer.
Les menus
Le menu de base affiche quelques informations utiles comme le mode DMX, l’adresse, la configuration des ventilateurs… À l’intérieur, on nous propose Function (mode, adresse, programme), Information, Personality (options dont notamment la gestion du Pan/Tilt infini, le protocole de contrôle, les courbes de gradation…), Reset Function, Effect Adjust (la calibration principalement), User Mode et Edit Program, dans lequel on trouve de nombreuses scènes pré-enregistrées. Trois modes DMX principaux sont proposés, de 24 à 80 canaux : un wash avec uniquement le générateur d’effets en 24, on y ajoute le contrôle individuel des sept LEDs en mode 52, puis les LEDs Spark une par une en mode 80 ch. Une dernière option permet de ne piloter que les LEDs Spark sur 28 paramètres.








