Test Elation Fuze SFX – Lyre

Test Elation Fuze SFX – Lyre

Test Elation Fuze SFX – Lyre

juillet 2021Test Lumière & Vidéo

Un spot pas comme les autres

La guerre est déclarée ! Dans la catégorie des spots et profiles à LED de 300 W, nombreuses sont les références à se faire concurrence. Aujourd’hui, Elation nous propose trois nouvelles machines dans sa gamme Fuze, à savoir le profile et le spot, étudiés pour une variété d’application, et notamment le théâtre et la télévision, au rendu des couleurs travaillé, et le SFX, qui va quant à lui privilégier l’intensité lumineuse et de multiples effets, pour des utilisations en contre ou comme wash. C’est cette version que nous avons pu tester aujourd’hui. En espérant qu’il nous en mette plein les yeux !

DÉBALLAGE

Fuze SFX est un beau bébé ! Malgré ses 19 kg, il se fait tout de même sentir dans les bras, même si personne seule peut encore le manipuler. Le projecteur est tout en courbes, avec une base rectangulaire qui se fait oublier tant elle est fine. On donnera une moins bonne note à la face avant, qui manque un peu de personnalité. Sur le dessous, quatre embases pour oméga et un emplacement pour élingue de sécurité permettent son accroche.

La sortie d’optique est énorme, avec une lentille de 140 mm. On n’a qu’une envie, celle de voir la quantité de lumière qui va sortir de cet œil. Sur le corps du projecteur, on retrouve deux verrouillages de pan et tilt, et, à l’arrière, des connecteurs DMX cinq broches, de l’Ethernet, une antenne pour une utilisation via le protocole E-Fly d’Elation et une alimentation en True One.

A l’avant, un port USB pour mettre à jour la machine, un écran avec une belle définition, quatre boutons de navigation intuitifs, un indicateur lumineux de présence du réseau sans fil et un bouton permettant d’activer la pile intégrée, afin de naviguer dans le menu machine éteinte.

Concernant les menus, rien de révolutionnaire ici, mais c’est justement une bonne chose. On trouvera facilement ce que l’on cherche, de la courbe de gradation à la fréquence de la LED. La navigation est simple, les catégories intelligibles, bref, tout cela est d’un bel abord.

LAISSONS PARLER LES WATTS

Il va falloir s’y habituer, les nouveaux projecteurs ne disposent désormais plus de bouton d’allumage. Le démarrage se réalise en 47 secondes, ce qui est un petit peu plus long que la moyenne. La machine ne propose qu’un seul mode DMX de 31 canaux. Beaucoup de paramètres sont contrôlables en 16 bits, comme la trichromie, le zoom, la netteté, etc.

A l’allumage, le Fuze SFX développe 7 660 lux à 5 m, à notre angle de test de 17° d’ouverture, ce qui est une belle intensité lumineuse pour une machine de cette puissance, avec une température de couleur de 6 732 K. Le projecteur est annoncé à 12 000 lumens en sortie, contre 10 000 pour ses confrères spot et profile, lesquels disposent d’un meilleur rendu des couleurs. Avec le SFX, l’idée est donc de créer une machine très lumineuse, qui pourra faire un énorme travail, en contre ou en wash notamment, au détriment de la qualité du rendu des couleurs.

Attention toutefois, pour maintenir ce niveau d’éclairement, il faut refroidir la bête, et le ventilateur est là pour nous le rappeler. Il va très vite monter, jusqu’à 35 dB(A) en mode automatique, ce qui est assez bruyant tout de même. Il est possible de le brider, avec notamment un mode Studio, lequel va l’assagir à un petit 29 dB(A) mais également retenir l’intensité lumineuse à 3 600 lux à 5 m dans les mêmes conditions.

Le terme SFX n’est vraiment pas usurpé. En effet, la machine dispose d’énormément de possibilités créatives. Sans être exhaustifs, citons deux roues de gobos, dont une rotative, deux prismes rotatifs (de six facettes chacun, un rond et un linéaire), utilisables indépendamment ou simultanément, un zoom, un frost progressif, une roue de couleurs et une trichromie avec un module SFX. Ce dernier offre une fonction assez originale, qui est de dépasser la fin de course de la trichromie pour repasser vers le blanc dans l’autre sens, créant ainsi des effets de dégradé de couleur sympathiques.

Un article de

alexandre roy

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