test lyre wash starway Modena

test lyre wash starway Modena

test lyre wash starway Modena

octobre 2021Test Lumière & Vidéo

Un wash de course

S’il y a un modèle de projecteur qui se démocratise depuis son apparition ces dernières années, c’est bien la lyre wash à sept LEDs. Bien que de petite taille, ces machines qui allient nervosité et puissance peuvent aussi bien être placées en scénographie de concert qu’en projecteur de contre dans les théâtres. Pas étonnant que Starway nous en présente sa vision, le Modena. Un nom choisi pour faire immédiatement penser à la course automobile, au design et à la performance. On ne va pas bouder notre plaisir d’essayer tout ça.

DÉBALLAGE

Dès la sortie du carton, on constate que la machine est vraiment petite. Une fois posée sur une surface, j’hésite entre les adjectifs « mignonne » et « racée ». Sa taille et la forme ronde de sa tête lui donnent un côté sympa, mais ses évents et l’apparence de ses bras ne sont pas sans rappeler les monstres mécaniques dont elle tire son nom. Le logo Modena, sobre, qui vient souligner le design, ne gâche rien. Il accentue même ce bon premier a priori. Dommage que la base soit un peu plus banale, carrée et sans réel caractère. Mais l’ensemble fait bonne impression, avec des plastiques de qualité et une construction solide.

Sur la face avant, on trouve un écran de configuration de bonne facture, ainsi que six zones de contrôle (mode, droite, gauche, haut, bas et enter). Rien de révolutionnaire, mais de quoi naviguer efficacement dans les menus. Ce côté de la machine présente également le port USB qui permet la mise à jour du micrologiciel.

A l’arrière, Starway s’est surpassé, avec l’ensemble des connexions dont on aura besoin (double Ethernet, alimentation True One in/out et DMX cinq broches in/out) regroupées sur une petite surface. L’accroche se fera par un unique oméga, avec les soucis que cela amène. Il faudra donc bien serrer le crochet pour éviter les mouvements intempestifs et l’aligner à chaque installation pour ne pas devoir faire trop de corrections de conduite.

SOURCE ET OPTIQUE

Starway a placé dans ce projecteur sept LEDs de 40 W en RVBB. L’ensemble est pixellisable LED par LED via des effets dans les modes DMX simples ou depuis un pixel mapping en console ou un média serveur dans les modes avancés – nous y reviendrons plus loin. Starway annonce 17 000 lux à 5 m au zoom le plus serré, ce que nous avons pu vérifier, mesurant même jusqu’à 17 700 lux au démarrage. Un bien beau résultat qui promet de beaux bâtons tranchant l’air. Starway a fait le choix de communiquer sur le débattement de son zoom aux valeurs Half Peak, soit 4,35-32°, mesures que nous avons pu vérifier. Mais la convention de mesure d’un angle de zoom pour un wash est basée sur le Tenth Peak, où nous avons trouvé 5-55°. Transparent, Starway indique d’ailleurs sur son site les deux jeux de mesures. L’optique est composée d’une lentille de sept dômes qui permet un impact dans l’ensemble bien rond. Je dis dans l’ensemble, car on pourra parfois, dans les angles de zoom les plus serrés, deviner l’hexagone des collimateurs des LEDs. L’étale est donc plus propre aux ouvertures les plus larges. Enfin, la course du zoom fait sortir l’optique de quelques centimètres, c’est très raisonnable.

Même étendue au maximum, la lentille du zoom ne dépasse pas du volume du projecteur. On pourra placer les projecteurs côte à côte sans risque de collision des lentilles dans les déplacements de pan et tilt.

“Mode” aurait suffi et serait plus clair. L’adressage est rapide et peut se faire dans les deux sens si l’on veut aller rapidement de l’autre côté de l’univers, ce qui est toujours apprécié.

LES MENUS

La machine réalise un rapide démarrage, en 28 secondes. Une fois celui-ci effectué, il est temps de configurer nos options. Il n’est pas aussi facile de naviguer dans le menu avec les points d’appui présents sur le côté de l’écran qu’avec de vrais boutons, mais on s’y fait. Si changer le mode et l’adresse de la machine est plutôt simple, les menus ne sont pas aussi intuitifs que l’on souhaiterait, et il pourra être bon de passer par le manuel avant de se lancer dans la configuration des options avancées. On dispose ici de tout le nécessaire : gestion de la machine, courbes de gradation, fréquence des LEDs pour éviter les scintillements lors de captations vidéo, contrôle manuel, etc. Notre machine est-elle prête ? Parfait, maintenant tout va se faire derrière la console.

Un article de

alexandre roy

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