Le chaînon manquant
Nouvelle venue dans la famille Obsidian Control Systems, la NX W est une wing de programmation et de restitution, donc dépendante d’un ordinateur pour faire tourner le logiciel. En intégrant à la fois des faders motorisés et une section de programmation dotée d’encodeurs rotatifs, elle transforme l’expérience utilisateur du logiciel Onyx sur PC tout en étant parfaitement compatible avec les autres appareils de son écosystème.
Le hardware
Avec ses 540 x 310 x 80 mm pour 6 kg, NX W est conçue pour être transportée aisément en tournée tout en offrant une stabilité exemplaire une fois posée en régie. Le châssis métallique rigide inspire confiance : on est loin du plastique, tout respire la solidité.
La NX W est le complément naturel de l’écosystème Onyx existant. Pour ceux qui connaissent, ou qui ont lu les bancs d’essai précédents, l’intégration avec les modules NX P, NX K et la console NX 1 est un vrai jeu d’enfant. Comme ils partagent exactement le même châssis, ils s’alignent au millimètre pour former une seule et même régie cohérente. L’alignement se fait via des détrompeurs aimantés et c’est du pur Plug & Play : on branche en USB-C (sans besoin de hub car on peut passer par les USB In/Out de chaque produit) et Onyx reconnaît tout instantanément.
On peut ainsi booster sa NX W avec des faders en plus (NX P) ou en faire l’extension d’une console NX 1. Le NX K est moins intéressant car regroupe les mêmes touches de programmation que cette wing.

Côté interface, c’est dense. On retrouve dix faders motorisés de 60 mm. Chaque fader est encadré par quatre boutons assignables avec des points, de un à quatre ; on oublie donc les chiffres que l’on connaissait jusqu’à présent. Le constructeur a opté pour des boutons à technologie optique haute vitesse : ça fait très communication marketing, mais dans les faits le toucher est qualitatif, les touches sont relativement silencieuses, la latence est inexistante et leur inclinaison facilite leur repérage dans l’obscurité. Toutes les touches sont d’ailleurs du même acabit, plus qualitatives que les boutons des autres surfaces NX (seule la récente NX 3 dispose des mêmes).
Pour la programmation, quatre encodeurs rotatifs cliquables permettent de gérer les paramètres.
Petit bémol cependant : ils ont un feeling un peu léger et manquent légèrement de mordant. Le crantage est trop lisse, on manque parfois de sensation pour comprendre à quelle vitesse se réalisent les changements de valeur, surtout au moment du réglage des effets.







