Processeur stéréo à lampe
Présenté à l’origine en format 500, BiG s’agrandit avec une version BiG [Studio]. Si le traitement de l’image stéréo reste le cœur de ce nouveau rack, d’autres fonctionnalités viennent étayer le signal. Entièrement analogique, cette création signée SPL propose une approche originale, bien éloignée des périphériques auxquels nous sommes habitués.
GRANDE RÉSERVE
Il y a un an sortait BiG, un module stéréo au format API-500, décliné par la suite en plug-in.
Dorénavant, le constructeur allemand propose une déclinaison BiG [Studio]. Un modèle en rack 19, s’affranchissant des contraintes du format 500, tant sur le plan mécanique qu’électrique (tensions max +/-16 V).
Alimenté en +/-18 V, cette amélioration augmente le niveau d’entrée/sortie de 1,5 dBu, atteignant +22,5 dBu. Si nous sommes loin des 120 V utilisés dans la mastering de la marque, ce gain sera bénéfique sur un bus master.
SPL a profité d’un espace interne plus généreux pour intégrer une lampe dédiée au traitement d’harmoniques. Une fonction directement inspirée du populaire Twin Tube.
Autre héritage, la fonction Bass, déjà présente sur le BiG d’origine, qui propose un renfort de basses inspiré du prestigieux compresseur de mastering SPL Iron et son filtre AirBass.
GROS CONDOS SOUS LE CAPOT
En retirant le couvercle, nous découvrons une construction très soignée, fidèle à la marque.
L’alimentation repose sur un transformateur torique surdimensionné. Les condensateurs, résistances et potentiomètres crantés ALPS sont de première qualité. Le signal est commuté par des relais. Les circuits intégrés sont montés sur des supports, évitant d’êtres chauffés au montage, et facilitant le remplacement.
Toujours soucieux du détail, la sérigraphie sur le circuit imprimé comporte beaucoup d’informations, facilitant le travail de maintenance. Fiabilité et précision sont au rendez- vous pour un appareil prévu pour durer.

RALLUMAGE
Interrupteur en façade ou à l’arrière ? La question divise souvent, chacun ayant ses préférences d’utilisation. Ici, SPL proposant les deux !
En premier lieu, la mise sous tension s’effectue à l’arrière. On perçoit alors le léger vrombissement du transformateur, un défaut corrigé depuis notre exemplaire de présérie.
En façade, un voyant rouge PWR confirme l’activation.
Simultanément, le voyant Harmonics clignote, indiquant la mise en chauffe. Après quelques secondes, le voyant passe au fixe lorsque la lampe est prête.
Vient alors l’activation du bouton On en façade. Contrairement à ce qu’il laisse penser, ce n’est qu’un bypass. Troublant.








