Vari-Lite VL5

Vari-Lite VL5

Vari-Lite VL5

avril 2022Test Lumière & Vidéo

Le renouveau de la légende

La nostalgie, c’est tendance, on le voit tous les jours et dans tous les domaines. Pour les éclairagistes, elle correspond souvent au matériel de leurs débuts, consoles ou projecteurs marquants. Pour moi, le coup de cœur avait été immédiat pour les VL5 et VL500 de Vari-Lite, et ce pour deux raisons. Premièrement pour le côté mythique de cette marque, pionnière des asservis, et ensuite pour le style de ces machines à nulle autre pareilles. Imaginez alors la joie que j’ai de pouvoir tester aujourd’hui leur successeur, le VL5LED WASH. Ce dernier fera-t-il vibrer ma corde nostalgique ? Réponse tout de suite.

Découverte

Premier constat, nous n’avons pas affaire à un petit wash tout plat. Le VL5LED est un beau bébé de 24 kg de taille conséquente, du fait que son zoom est interne et non externe comme c’est souvent le cas pour les lyres washs LEDs. La base est nue sur une face, avec uniquement des trous d’aération pour refroidir l’électronique, et les connecteurs se trouvent de l’autre côté. On peut y voir une alimentation en True1, du DMX cinq broches In/Out et une fiche Ethernet. Enfin, une prise USB est disponible pour les mises à jour du micrologiciel.

Allons faire un tour un peu plus haut sur la machine, pour découvrir les branches de la lyre. On y trouve les blocages des axes, et tout comme sur le VL500 et plusieurs projecteurs de chez Vari-Lite, VL5LED affiche son écran de contrôle et ses boutons sur l’une des branches. Même si cela peut s’avérer un peu déroutant au départ, on s’y fait assez vite.

Sous le projecteur, pas d’omégas, on va trouver quatre points d’accroche prêts à recevoir les barres fournies par Vari-Lite, livrées sans crochet, ainsi qu’un point de fixation pour l’élingue.
Enfin, pour terminer le tour de la machine, attardons-nous sur sa tête, qui présente à l’arrière le logo en étoile de Vari-Lite, mais qui se distingue surtout par sa face avant si caractéristique, avec son diffuseur à seize ailettes situé devant les collimateurs des LEDs. Ce look de réacteur d’avion a fait le renom de son aîné, le VL5, et est toujours aussi beau des années après. Le tout est recouvert d’une plaque transparente de protection. Dans cette version moderne, Vari-Lite nous propose en supplément un bandeau de LEDs situé à l’intérieur de la lentille, dont la fonction est d’éclairer en RVB les ailettes dans un but décoratif, et ce même quand les LEDs principales sont éteintes.

Source et optique

Vari-Lite a équipé son VL5 de 18 LEDs de 60 W en RVBALC. Ce nombre de teintes différentes est pensé pour atteindre le plus grand spectre colorimétrique disponible. Cependant, il est parfois difficile de piloter ce genre de moteurs de LEDs, de par la complexité à aller chercher la bonne couleur à l’aide de six teintes. Alors la marque à l’étoile a ajouté deux modes de contrôle différents pour sa machine, la première étant l’option Open Source, correspondant au contrôle direct des six teintes, et la seconde Smart Color, consistant à piloter l’ensemble des LEDs à l’aide de trois canaux CMJ, qui vont venir s’appuyer sur l’hexachromie tout en simplifiant la prise en mains. Chacun de ces modes principaux dispose d’un jeu de modes DMX différent. Les LEDs RVB de la couronne sont purement décoratives, et ne pourront en aucun cas servir à éclairer autre chose que les lames de diffusion.

Le zoom annoncé est de 8°-35°, mais selon nos mesures, c’est la valeur en half peak qui a été retenue ici par Vari-Lite, alors que la norme est d’utiliser les valeurs au tenth peak pour les washs. Nous retiendrons donc nos mesures à 12°-58° pour les comparer aux autres projecteurs testés dans ces pages.

Les menus

Avant la première mise en route, allons faire un tour dans les menus, qui ont le mérite d’être bien agencés et faciles à aborder. L’écran est grand et dispose d’une bonne résolution, les touches sont tactiles mais répondent bien au doigt. Bon point, l’écran est alimenté par une batterie permettant le paramétrage de la machine sans qu’elle soit branchée. On trouve donc deux modes principaux évoqués plus haut, Open Source et Smart Color, puis on peut choisir parmi trois sous-modes de contrôle DMX, dont un permettant la gestion des seize LEDs RVB en trichromie.

On trouvera facilement la configuration du réseau, de la courbe de gradation, du mode de ventilation (qui sera crucial par la suite), de l’activation de la calibration ou non… Certaines de ces fonctions pourront même être modifiées par la suite via DMX.

Un article de

alexandre roy

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