sonomag

The Australian Pink Floyd Show

par | 7 Mai 2026

Musique d’hier, son d’aujourd’hui

Le 18 mars, The Australian Pink Floyd Show était de passage à Paris, à l’Adidas Arena, dans le cadre de la tournée The Happiest Days Of Our Lives Greatest Hits ’26. L’occasion de découvrir, au niveau du son, une organisation impeccable, une efficacité optimale, des outils pas toujours les plus récents mais à la hauteur de la tâche, plus une nouveauté inattendue.

Des groupes comme Pink Floyd, Genesis, Dire Straits, Fleetwood Mac… ont marqué l’histoire de la musique populaire du XXe siècle par des albums connus dans le monde entier, mais les artistes ont pris leur retraite ou ont disparu : plus question de les voir et de les entendre sur scène. Apparus à la fin des années 1980, les tribute bands permettent au public d’aujourd’hui de découvrir les musiques d’hier en mode spectacle vivant, au-delà du disque ou de la vidéo. L’idée n’est pas de « revisiter » un répertoire, mais de respecter scrupuleusement la scénographie et la musique : les sons, les arrangements, la façon de chanter… en alliant musicalité, effacement et précision.

Une recréation scrupuleuse

L’un des premiers tribute bands, et sans doute le plus connu au monde, s’appelle The Australian Pink Floyd Show (TAPFS). Il a été créé en 1988 par Steve Mac, Jason Sawford et Lee Smith, tous trois originaires d’Adélaïde, dans le sud de l’Australie. La qualité des concerts, le respect exemplaire des recréations scéniques (utilisant d’énormes écrans circulaires pour les projections vidéo, des lasers, des objets gonflables géants typiques de Pink Floyd…) lui valent rapidement une réputation mondiale, et les tournées s’enchaînent sans interruption dans les années 2000 : à ce jour, plus de cinq millions de billets vendus dans 35 pays. Aujourd’hui, les fondateurs ont pris leur retraite : l’essentiel des musiciens et les équipes techniques de The Australian Pink Floyd Show sont anglaises, les fournisseurs aussi, mais l’adjectif « Australian » est resté, avec en clin d’œil de nombreuses références à l’Australie en cours de spectacle, notamment dans les vidéos, et avec un magnifique kangourou géant apparaissant sur scène en fin de concert.

The Australian Pink Floyd Show, c’est trois semi-remorques, deux tour bus et 26 personnes sur la route. On compte pas moins de dix musiciens : Chris Barnes (chant), Paul Bonney (batterie), David Domminney Foiwler (guitare, chant), Alex François (sax), Ricky Howard (basse, chant), Luc Lédy-Lépine (guitare), Matt Riddle (claviers), Chess Galea, Emily Linn et Lorelei McBroom (chœurs), accompagnés par un tour manager, un stage manager, un responsable merchandising, un technicien claviers/guitares, un technicien guitares, un ingénieur et deux techniciens lumières, un opérateur laser, un technicien vidéo, deux personnes pour le catering, plus l’ingénieur du son façade, Trevor Gilligan, l’ingénieur du son retours, Kevin Smith, le caleur système Mark Edwards et le PA tech Jon Arundel.

Tous les ans, TAPFS passe plus de sept mois en tournée mondiale. En 2026, le premier concert s’est déroulé le 18 février, à Katowice, en Pologne, puis cap sur la Suisse, l’Allemagne, 15 dates en France et enfin l’Espagne, où la partie européenne de la tournée s’est terminée à Barcelone le 1er avril. Retour en France le 24 juin pour un festival, puis direction les États-Unis et le Canada du 16 juillet au 21 septembre. Après une nouvelle pause, TAPFS quadrillera le Royaume-Uni du 26 octobre au 8 décembre, puis reprendra ses activités en février 2027, avec un tout nouveau programme… Qui passera forcément par la France : notre pays a toujours adoré Pink Floyd, et Gérard Drouot Productions y fait tourner avec succès TAPFS depuis les années 2000, la partie communication étant confiée à Sylvie Desnouveaux et la régie générale à Charles Colas – qui est l’interlocuteur du tour manager de TAPFS depuis 24 ans, Chris Gadd.

Avec un emploi du temps aussi dense et une telle mobilité géographique, le matériel utilisé doit être à la fois compact, fiable, s’adapter à toutes les situations rencontrées (du grand club à l’arena, en passant par des salles moyennes ou même des festivals) et assurer en permanence une qualité musicale optimale, à la hauteur des titres originaux de Pink Floyd. C’est la société anglaise 22Live qui fournit le kit son, tout à fait moderne, mêlant Martin Audio, Outline, DiGiCo, Sennheiser, Austrian Audio, AKG, Earsonics… que nous présentent ses utilisateurs.

Loading...